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Coopération

Offensive diplomatique de Faure Gnassingbé

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La nomination de l’ancien conseiller diplomatique de Faure Gnassingbé, Robert Dussey, au ministère des Affaires étrangères semble redouter une autre allure à la diplomatie togolaise. En tout cas, sous lui, certaines lignes bougent.

 

A sa nomination, à ce département stratégique pour la vitrine du pays, le ministre Robert Dussey a décliné sa tâche autour de trois axes principaux, la rigueur, la compétence et l’excellence avant d’ajouter que la diplomatie togolaise doit se forger dans la réflexion, le talent et l’action. Il semble tirer sa substance de Raymond Aron, « Agir en homme de pensée et penser en homme d’action ».

« Nous n’allons pas réussir ce pari en nous contentant de répondre aux courriers ou de les transmettre. Nous devons passer d’une diplomatie classique de représentation, à une diplomatie offensive, innovante qui permettra de drainer vers notre pays et au profit de nos concitoyens, tous les avantages qu’offre la coopération internationale. A ce titre, j’apprécierai beaucoup ceux qui feront preuve d’initiatives et ceux qui seront porteurs de projets et d’idées novatrices », précisait-il à sa prise de fonction. Dans l’acte, cette nouvelle dynamique se vérifie. Il a pris son bâton de pèlerin et a sillonné une partie de l’Europe et révisité ses relations. Prime de cette tracasserie, il a été reçu par les conseillers diplomatiques de France Hollande et un rendez-vous entre les deux chefs d’Etat a pu être obtenu.

Du 13 au 15 novembre dernier, le président togolais Faure Gnassingbé s’est rendu à Paris. Il s’est agi de sa première visite officielle chez son homologue français, François Hollande, depuis l’élection de ce dernier, en 2012. Le numéro un togolais a eu un tête-à-tête avec François Hollande à la présidence française. Pendant son séjour, qui a duré trois jours, le Togolais a été reçu à l’Élysée par son homologue français et eu également des entretiens avec le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, et le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Il faut rappeler que la première rencontre entre les deux chefs d’État remonte à septembre 2012 à New York, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Ils se sont de nouveau croisés mi-mai 2013 à Bruxelles au cours de la conférence des donateurs pour le développement du Mali, avant de s’entretenir brièvement en octobre de la même année au sommet de la Francophonie à Kinshasa.

ROBERT-DUSSEY-2.jpg Robert Dussey, ministre Togolais des Affaires étrangères
 

Le Togo, un allié fidèle de la France

La dernière visite en France du chef de l’État togolais date de 2008. Il avait alors été reçu 20 minutes par Nicolas Sarkozy. En revanche, le socialiste pourrait se montrer plus chaleureux, d’autant que ces derniers mois, le Togo s’est illustré en fidèle allié de la France. Paris a notamment apprécié le soutien diplomatique de Lomé lors de la crise malienne et le renfort d’un contingent de soldat de l’armée togolaise lors de la reconquête du nord du Mali.

 

En visite à Oyo, au Congo, entre le 3 et le 5 novembre, le Togolais a condamné l’assassinat crapuleux des journalistes français, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, par les bandes armées à Kidal dans le nord du Mali dans un communiqué signé conjointement avec le président congolais Denis Sassou Nguesso. Une autre manifestation de solidarité qui pourrait réchauffer davantage les relations entre les deux pays.

A peine a-t-elle quitté la France que Faure Gnassingbé s’est rendu au Koweït pour assister au 3ème sommet Afrique-Monde arabe du 19 au 21 novembre 2013. Le thème choisi est « Partenaires dans le développement et l’investissement ».

 

Au Koweït, le sommet a abordé plusieurs sujets notamment le renforcement de la coopération sud/sud et la consolidation des liens de fraternité entre l’Afrique et le Monde arabe. La promotion de l’investissement dans le domaine de l’énergie, le développement des infrastructures et de l agriculture et l’organisation des foires afro-arabes, sont également autant de sujets que le sommet débattra.

L’offensive diplomatique à laquelle on assiste depuis la nomination de Robert Dussey a prix serait bénéfique pour Faure Gnassingbé et son peuple, disent certains.

 

Le président Togolais Faure Gnassingbé est encore attendu ce 04 décembre en France pour un séjour officiel dans le cadre de sa participation au Sommet de l’Elysée des 4 et 5 décembre 2013. Une seconde rencontre et entrevue avec son homologue Français François Hollande n’est pas moins envisagée

 

La Rédaction

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