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Coopération

Lutte contre la criminalité transfrontalière et le trafic illicite d’ivoire : Les USA félicite et encourage le gouvernement togolais pour son engagement et ses prouesses

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La nouvelle est tombée deux jours seulement après la saisie de plus de 725 kilogrammes d’ivoire illicite et l’interpellation, par l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Drogues et du Blanchiment d’argent (OCRTIDB), de deux présumés trafiquants, un togolais d’une cinquantaine d’années, M. Emile N’bouké et un guinéen, Doumbouya Djiba, âgé de 48 ans.

 

Les Etats Unis saluent ce succès dans une Déclaration Officielle du Département d’Etat Americain, transmise au Autorités togolaises par Son Excellence Robert E. White, Ambassadeur des USA au Togo. Dans ladite déclaration, les hauts responsables de Washington prennent acte de ce succès, saluent cette réussite et réitèrent l’engagement du Gouvernement américain à soutenir les efforts du gouvernement dans sa lutte contre le trafic illicite d’animaux sauvages.

 

Le Togo, pays signataire, depuis 1978, de la Convention de Washington sur le Commerce International des Espèces de faune et de flore menacées d’extinction, vient de renforcer son engagement et sa détermination à combattre le braconnage et le trafic illicite de l’ivoire.

Si les éléphants du Togo ne sont pas directement concernés par ce trafic désastreux de la conservation de la biodiversité, le défi pour les autorités togolaises est de faire cesser l’utilisation par des réseaux mafieux de son territoire comme plateforme pour des importations suivies de réexportation illicites d’ivoires vers les pays consommateurs et demandeurs d’Asie.

 

« L’ivoire transite par le Nigeria par voie terrestre pour renter au Togo » précise un officier de l’OCRTIDB. Et les pays de provenance son essentiellement de l’Afrique Centrale, où une étude vient de révéler que les populations d’éléphants ont chuté de presque  deux tiers au cours de ces dix dernières années. Elles sont exterminées par des braconniers pour leur ivoire.

Mais au-delà des conséquences écologiques et économiques, cette activité illicite a un impact dramatique sur la sécurité et la paix dans la sous région. Dans un rapport au Conseil des Nations Unies, le Secrétaire Général de l’Organisation, Ban Ki Moon a indiqué que «le braconnage et ses liens potentiels avec d’autres activités criminelles et terroristes constitue une grave menace pour la paix et la sécurité en Afrique.»

Pour Mme EKOUE Dédé Ahoefa, Ministre de l’Environnement et des Ressources Forestières, dont les services ont travaillé en parfaite collaboration avec les autres services de sécurité  et de contrôle, cette saisie est une autre occasion de démontrer « la détermination du gouvernement togolais à empêcher quiconque à utiliser le territoire national comme plateforme de transit pour des actes illégaux et destructifs pour l’environnement et le développement

La collaboration des services compétents de divers départements ministériels a permis l’intensification ces dernières années de la lutte contre ce trafic illicite.  De février 2011 à la grosse saisie de ce mois d’Août 2013, plusieurs autres coups de filet ont permis de saisir entre autre plus d’une centaine de pointes d’ivoire, une trentaine de bracelets en ivoire, des médailles, bagues, paires de boucles d’oreilles et un lot important de sculptures en ivoire.

 

Depuis la saisie en Malaisie d’une importante cargaison d’ivoire estimée à 24 tonnes  et d’une autre de 2,3 tonnes à Hong Kong, deux cargaisons qui auraient transité par le Port Autonome de Lomé, les autorités togolaises ont renforcé la lutte contre ce trafic illicite international. Plusieurs dispositions administratives, réglementaires et diplomatiques ont été prises pour faciliter des actions en justice les personnes qui seraient impliquées dans ce trafic. Dans le cas de la Malaisie, un présumé trafiquant est en prison.

 

Cette lutte enclenchée avec des moyens bien limités et qui va sans doute se renforcée encore avec l’appui de ONG LAGA et la promesse de soutien du gouvernement américain, laisse apparaître désormais que le Togo ne sera plus cette terre d’asile pour les trafiquants d’ivoire. Le pays a réussi ces dernières années plusieurs combats contre la criminalité transfrontalière comme en  témoigne la traque permanente contre les trafiquants de drogues et le démantèlement progressif des réseaux de pirates maritimes aux larges des côtes Atlantiques.

 

La Rédaction

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