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Politique

Un accord de dernière minute pour des législatives crédibles

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Les élections législatives de cette année vont pouvoir se dérouler dans de bonnes conditions. C’est le contenu des discussions entre les protagonistes de la crise sociopolitique du Togo qui le laisse croire.

Les législatives fixées au 25 juillet 2013 après le dialogue

Contrairement à ce qui avait été décidé par le gouvernement et la Commission électorale nationale indépendante (CENI), les élections législatives fixées au 21 juillet prochain n’auront plus lieu à cette date. Elles sont reportées au 25 juillet et la fin de la campagne le 23. C’est ce que les acteurs de la crise togolaise ont décidé au cours d’un accord obtenu après des discussions dirigées par Nicodème Barrigah-Bénissan Evêque d’Atakpamé et Président de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation et de l’Ambassadeur des Etats-Unis au Togo, Robert Whitehead.

Les prochaines législatives partent pour se dérouler dans de bonnes conditions, du moins après qu’un consensus est trouvé entre la mouvance et l’opposition au sujet de certains points. En effet, les discussions entre les protagonistes de la crise politique ont conduit à un accord salué par les uns et les autres. 

Selon la déclaration lue à la  fin des pourparlers par le président du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) et membre d’Arc-en-ciel, Me Dodji Paul Apévon, plusieurs décisions prises sont relatives « à l’apaisement du climat sociopolitique et, d’autre part, à l’amélioration du processus électoral en cours ». Pour le premier point, les deux parties ont convenu de la «  libération des personnes détenues dans le cadre de l’affaire des incendies des marchés de Kara et Lomé ». Viennent ensuite «  la levée des mesures de restriction à l’égard des responsables inculpés mais non détenus dans la même affaire, la question des 9 députés de l’ANC ».

Le second point relatif à l’amélioration du processus électoral, il a été décidé «  la recomposition de la CENI et de ses démembrements,  les mesures de sécurisation et de la transparence du processus électoral, la question des listes de candidats invalidées, la nomination et les prérogatives du Premier ministre, les réformes constitutionnelles et institutionnelles, l’accès équitable aux médias d’Etat ». Concernant toujours ce point, un compromis est trouvé pour « la libération de certains détenus, la levée des mesures de restriction pesant sur les inculpés non détenus, le règlement définitif de la question des 9 députés de l’ANC et  la prorogation du délai de dépôt des candidatures ».

Les sujets qui n’ont pu pas trouver d’accord sont laissés à la bonne appréciation du Président de la République, Faure Gnassingbé. « Les parties prenantes ont souhaité que le Président de la République puisse examiner la situation des autres personnes détenues pour lesquels l’opposition a plaidé et aider aussi à la résolution du cas des listes de candidats invalidés »,  lit-on dans la déclaration.

Les craintes que suscitent les prochaines élections législatives n’auraient plus leur raison d’être. Car la classe politique togolaise a réussi à s’entendre sur le minimum avant la tenue du scrutin. Il faut y voir là une ouverture du pouvoir et de la maturité des partis de l’opposition. Dans ces genres de négociations, les protagonistes nous ont habitués à des dialogues de sourds. Bien que les partis de l’opposition réclament le dialogue pour harmoniser les points de vue avant le scrutin, bon nombre de Togolais croyaient qu’il allait accoucher d’une souris.

Cette fois-ci  ils ont démenti tout le mal que l’on pensait d’eux. Ce ne serait pas possible sans l’ouverture de Faure Gnassingbé après que la communauté internationale et certains dignitaires religieux togolais sont intervenus dans le débat d’un scrutin apaisé et crédible. Cette ouverture est à saluer puisse qu’elle a permis d’entrevoir l’avenir avec un optimisme qui semble fuir les togolais à chaque fois qu’on parle d’élection, qu’elle soit présidentielle ou législative. Il faut également voir dans les résultats de cet accord, ce que certains appellent la maturité des partis politiques de l’opposition.

Qui parle de dialogue parle de concession. Il est de notoriété publique que l’un des facteurs qui expliquent la non application de certains accords, c’est que l’opposition dite radicale formule des recommandations sans toutefois en concéder. Or dans  ce scénario on ne peut plus parler de du dialogue.

Pour une fois, l’opposition dans son ensemble a posé des problèmes qui reflètent l’intérêt général de la nation et surtout elle s’est surpassée pour ne pas se laisser piéger par la guerre d’ego, son péché mignon.

Ce qui est essentiel à  retenir, c’est que les prochaines élections législatives doivent en principe se tenir sans problème étant donné qu’elles requièrent l’assentiment de toute la classe politique.

La Rédaction

 

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