Advertisement
Politique

Législatives 2013 au Togo: 5 Femmes, 5 parcours réussis / 1 DEFI : La Conquête du Grand Lomé

Advertisement

Elles s’appellent Ayawavi, Layié, Dédé Ahoéfa, Bernadette Essossimna, Henriette, et sont candidates de la liste UNIR (Union pour la République) pour les élections législatives du 25 juillet prochain dans le Grand Lomé ; la plus grande circonscription électorale en termes de sièges à pourvoir (10) et la plus difficile pour le parti au pouvoir, parce que traditionnellement favorable à l’opposition. D’où le surnom d’ « Amazones d’UNIR » que leur affuble affectueusement une partie de la presse togolaise. Cinq premières sur la liste qui comporte dix noms pour respecter les engagements du Chef de l’Etat en faveur de la promotion de la femme dans la gestion des affaires de la cité, ces femmes fortes têtes, aux compétences établies, ingénieur, gestionnaire, économiste ou encore styliste, voient plutôt en la difficulté de leur zone, une opportunité. Un moyen de démontrer encore une fois ce qui a fait leur force tout au long de leur parcours exemplaire : détermination et dynamisme. Portraits !

 

Mme DAGBAN-ZONVIDE Ayawavi Djigbodi Patricia

Née le 17 mars 1960 à Lomé, Mme DAGBAN-ZONVIDE Ayawavi Djigbodi Patricia fait ses études secondaires au lycée de Tokoin et entre à l’Université du Bénin en 1979 ; elle y obtient une Maîtrise ès-lettres de Géographie tropicale.

A l’Université nationale de Côte d’ivoire, elle prépare une Licence puis une Maîtrise ès lettres de Lettres modernes avant de revenir à l’université de Lomé où après un DEA pluridisciplinaire option lettres modernes, elle entame ses recherches pour la préparation d’une thèse de doctorat unique. Titulaire d’un doctorat option littérature africaine et comparée en 2007, madame DAGBAN-ZONVIDE ayawavi est maître –assistante en littérature africaine

Elle est mariée et mère de trois enfants

 

Mme DAGBAN- ZONVIDE Ayawavi Djigbodi Patricia entre en 1982 dans la vie active comme enseignante au Collège Moderne de Dabou puis au Lycée Garçons de Bingerville en Côte d’Ivoire. Poussée par la nostalgie du pays, elle rentre au Togo après dix ans d’absence pour continuer sa carrière d’enseignante au lycée puis au Centre international de recherche et d’étude de langues (CIREL –Village du Bénin) avant d’obtenir un poste d’assistante puis de maître –assistante à la faculté des lettres et sciences humaines de l’université de Lomé à la suite de la soutenance d’une thèse de doctorat pluridisciplinaire , option littérature africaine. En juillet 2012, elle est nommée ministre de la promotion de la femme.

 

Ses atouts

Sa longue pratique de l’enseignement et son expérience de ministre chargée de la promotion de la femme favorise une proximité avec les jeunes et les femmes, les couches vulnérables de la société et pour lesquelles elle compte s’engager au sein de la nouvelle assemblée.

« Mon engagement puise sa force dans la foi en l’avenir et dans mon parcours comme femme ayant grandi et vécu sans autre soutien que son courage et sa ténacité à l’instar de la plupart de nos valeureuses femmes et filles togolaises ».

 

LEGZIM –BALOUKI Essossimna, la mastodonte

Née le 20 janvier 1959 à Lomé, LEGZIM –BALOUKI a fait ses études primaires à Lomé puis à Namon dans le Dankpen .Entrée au Collège Adèle de Kara, elle en sort en 1977 nantie de son BEPC (Brevet d’Etudes du Premier Cycle). Elle poursuit ses études au lycée technique d’Adidogomé et obtient en 1980 son baccalauréat. Essossimna avait alors 21 ans. La jeune s’inscrit à l’Université de Poitiers en France pour des études en Administration Economique et Sociale sanctionnée par une Maîtrise . Insatiable, la future ministre poursuit sans relâche sa quête du savoir. Ainsi, elle obtint dans la même Université un DESS en Gestion financière, fiscale et comptable et un DESS en Administration fiscale entre 1996 et 1997 à l’Université Paris Dauphine.

 Parcours professionnel

Mme LEGZIM-BALOUKI entre dans la vie active à partir de 1987. Employée à la Direction Générale des Impôts, elle sera nommée Directrice des Petites et Moyennes Entreprises (PME) en 2006 puis Directrice du Budget à fin 2006, poste qu’elle occupera jusqu’en 2010 où elle fut nommée dans le gouvernement HOUNGBO, Ministre des Enseignements Primaires et secondaires. Depuis 2012, LEGZIM-BALOUKI à changé de portefeuille et est actuellement en poste au ministère du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé.

Ses moments de détente, Mme LEGZIM –BALOUKI, les consacre à la lecture, à la marche, aux films.

Course à l’hémicycle : motivation, atouts, priorités

L’engagement de Mme LEGZIM-BALOUKI, dans la course tient selon elle en une phrase : « Apporter mon expérience à l’Assemblée  ». Ses 19 ans passés à la direction générale des Impôts, son expérience de ministre sont pour la candidate des arguments solides dans cette bataille pour le parlement. Aider à défendre et à faire avancer les textes, pour le développement du Togo, reste sa priorité.

 

 Mme EKOUE Dédé Ahoéfa, la tête pensante

Née le 19 novembre 1964 à N’Djaména au Tchad, Mme EKOUE Dédé est sans doute l’un des esprits les plus éclairés de son époque. Sa quête inlassable du savoir la conduit dans plusieurs universités à travers le monde notamment en France où elle obtient un DESS en Finance et Fiscalités internationales en juin 1987 à l’Université de Lille. Au Togo, elle décroche une maîtrise en Economie, option gestion des Entreprises, en juin 1986, à l’Université du Bénin. Son aventure la mène également aux Etats Unis. Dans ce pays, la candidate étudie dans plusieurs prestigieuses universités notamment à Jackson State University d’où elle sort nantie d’un MBA (Masters in Business Administration) en mai 1993 avec l’appui d’un programme compétitif américain dédié à l’avancement des cadres africains

Mme EKOUE a plusieurs formations à son actif : formation en Approche de développement des capacités, gestion du développement et de l’’environnement, gestion de la compétitivité des entreprises, gestion de crises et catastrophes ; United Nations Country Team Leadership Training, octobre 2009, United Nations Staff College, Turin, Italy ; Formation avancee au Microfinance Institute in New Hampshire College USA en 1999 ; formation en compétition internationale à Arthur D.Little Management School Juin 1993 , Boston , USA ; formation en leadership pour les femmes leaders en agriculture et environnement , Winrock, Août 1992, Arkansas, USA etc.

 Expériences professionnelles

Mme EKOUE a une vie professionnelle bien fournie, c’est le moins qu’on puisse dire vu son parcours impressionnant. Derrière elle, la candidate traîne plus de quinze années d’expérience de carrière internationale et nationale : plus de 3ans d’expérience de responsabilités ministérielles dans le domaine de la planification, du développement et de l’environnement ; plus de 18ans d’expérience au service de la promotion d’un développement humain durable à travers le plaidoyer et la formulation de politiques dans le renforcement des capacités et de développement institutionnel ; plus de dix huit ans d’expérience à des postes de responsabilité y compris au moins 13ans à des postes stratégiques dans la société civile internationale, 3ans en tant que représentant résident adjoint du PNUD et des représentations intérimaires dans les trois agences (UNDP, FAO,UNIDO) au Cameroun ; expérience pratique de plus de 18ans en gestion de la coopération financière et technique y compris avec les institutions multilatérales et bilatérales ainsi qu’avec les organisations non gouvernementales internationales ; expérience internationale et de travail en milieu multiculturel avec missions et postes dans plus de 20 pays y compris en Afrique, en Europe, en Amérique et en Asie ; expérience en management des organisations internationales etc.

 Mme EKOUE a notamment coopéré avec la banque mondiale dont elle fut consultante au programme régional conjoint de développement municipal de l’Afrique de l’Ouest entre 1993 et 1994 ; consultante internationale en développement urbain, composante Développement institutionnel et Finances Municipales de 1994 à 1995. Employée à Women’s World Banking à New York aux Etats Unis, elle occupe au sein de cette institution le poste d’Africa Relationship Manager entre juin 1996 et janvier 2007. Entre 2007 et 2010, Mme EKOUE fut Représentante Résidente Adjoint pour le PNUD au Cameroun. Son leadership et ses compétences de haut niveau lui ont valu d’assurer conjointement avec le poste de représentante résidente adjointe du PNUD, des fonctions de Représentante par intérim de plus de 6 mois au Cameroun pour plusieurs organisations internationales telles pour l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et pour l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI).

De mai 2010 à juillet 2012, Mme EKOUE est nommée Ministre auprès du Président de la République chargée de la Planification, du Développement, l’Aménagement du Territoire ; puis ministre de l’Environnement de juillet 2012 à aujourd’hui.

 

 Atouts

Le parcours professionnel de Mme EKOUE lui confère des atouts indéniables et indispensables dans cette compétition électorale. La candidate peut en effet compter sur sa bonne maîtrise des défis de développement et des stratégies pour accélérer la croissance et l’emploi, sa compréhension des défis et des atouts des femmes et des jeunes pour convaincre l’electorat. Son expérience internationale en microfinance et dans la promotion des micro et petites et moyennes entreprises est un atout indéniable pour le développement du secteur privé et pour le développement de l’entreprenariat des femmes et des jeunes dans notre pays. Son expérience en développement urbain, tant au niveau international qu’au niveau national et particulièrement son expérience à la Mairie de Lomé, seront très utiles pour le développement du Grand Lomé et pour la promotion de la décentralisation. Ayant accompagné pendant près deux décennies, la promotion du leadership au sein des communautés à la base et des institutions, elle a les capacités nécessaires pour soutenir le leadership des jeunes et des femmes. Son expérience réussie dans la société civile internationale, auprès des organisations internationales et aux postes ministériels dans la mobilisation des ressources représente une opportunité de taille pour orienter la mobilisation de ressources pour soutenir la réalisation des priorités de développement du pays. Son bilinguisme (anglais-français) est un avantage pour le renforcement de la coopération parlementaire au service du développement de notre pays et pour une meilleure visibilité de notre pays dans les instances parlementaires mondiales.

Mme EKOUE Déde Ahoefa , si elle est élue , compte s’engager sans réserve dans la prochaine législature à la promotion de l’entreprenariat et de l’emploi et du leadership au sein de la jeunesse et parmi les femmes. Elle veillera particulièrement à la promotion de la croissance économique du pays et à favoriser une gestion durable de nos ressources naturelles et de notre environnement en générale Elle travaillera à une meilleure satisfaction des besoins sociaux. Elle soutiendra et proposera des actions pour le renforcement de la justice sociale y compris l’amélioration des conditions de travailleurs et s’investira dans l’intensification de la lutte contre la corruption.

Mariée et mère de trois enfants, Mme Ekoué consacre ses moments de détente, à la lecture, à la musique et à la danse. 

 

Mme Henriette Olivia AMEDZOGBE-KOUEVI

Elle est née en 1945 à Lomé. Elle fait ses études primaires et secondaires au Collège Notre Dame des Apôtres avant de partir pour Paris où elle s’inscrit à l’INSEE (Institut National des Statistiques et des Etudes Economiques). Elle en sort nantie de son diplôme  d’ingénieur statisticienne.

Le 03 janvier 1969,  Mme AMEDZOGBE-KOUEVI  prend fonction à la Direction générale des Statistiques où elle est chargée  des statistiques économiques et financières et de l’inventaire  statistique des flux.

En 1970, en tant que  coordinatrice de la région maritime, elle conçoit et réalise le recrutement  général de la population et de l’habitat.

En 1992, elle met en place  le fichier électoral  issu du recensement électoral de cette année-là.

En 2000, elle entre à la CENI  et rempile en 2006. Ministre de la Promotion de la femme  de 2010 à 2012, la candidate  inaugure le débat sur la parité  et le genre.

Mme AMEDZOGBE-KOUEVI  est mariée et mère de 5 enfants.

Atouts, motivations

Des 5 candidates sur la liste UNIR dans le Grand-Lomé, Mme AMEDZOGBE est la plus expirementée. Ceci constitue un avantage certain  pour la candidate avec  ses 30 ans d’expérience à la Direction générale de la Statistique, ses deux mandats à la CENI et son passage au Ministère de la Promotion de la femme. En outre, Mme AMEDZOGBE est originaire du Grand-Lomé, milieu qu’elle maîtrise parfaitement avec ses défis de développement et ses potentiels à exploiter.

« Mon choix d’aller à l’hémicycle n’est motivé que par la vision de développement  que prône le Chef de l’Etat », déclare Mme AMEDZOGBE, parlant de son engament dans la compétition électorale. Pour la candidate, accéder au Parlement  sera  une  suite de sa mission  de ministre et un moyen  pour continuer à  mettre sa compétence et son expérience au service du développement du Togo.

 

 Mme BAGNAH-GAMON Banile Layié, la valeur sûre

Sa candidature est l’une des surprises de cette élection. Et pour cause, elle s’est longtemps tenue à l’écart de la politique. Son monde, c’est la mode où elle excelle merveilleusement. Styliste modéliste renommée, Mme BAGNAH-GAMON, alias Bamondi s’engage dans la course au Parlement à l’âge de 59ans. « Politicard de la dernière heure », comme elle aime s’appeler, Mme BAGNAH a pourtant des arguments solides à faire valoir en face des adversaires de la liste UNIR dans le Grand -Lomé. Organisatrice de la Biennale de la Mode au Togo (BIMOD 228), un événement culturel de portée internationale, son activité constitue une vitrine, un corridor ouvert sur le monde. Son expérience de femme leader 2012 est également pour Mme BAGNAH une valeur ajoutée dans cette compétition électorale. De plus, Bamondi a une forte maîtrise de la jeunesse togolaise et connaît mieux que quiconque, ses soucis et ses aspirations. « Pendant 3O ans, j’ai travaillé avec les jeunes notamment à travers BIMOD et mon agence d’hôtesse. Je suis amenée à ressentir les problèmes que les jeunes togolais rencontrent  », confie-t-elle.

« Il est temps que j’apporte mon expérience à l’édification de mon cher pays le Togo  », dit –elle, parlant de ses motivations. Pour Bamondi, détruire, casser les biens publics, n’est pas faire de la politique. Le vrai politicien, pense-t-elle, est soucieux du développement de son pays et travaille à son épanouissement. « Il faudra bien laisser un héritage à nos enfants  », plaide- t-elle.

 Mme BAGNAH se dit peinée devant la dégradation accélérée de l’éducation des enfants dont elle compte bien faire un combat personnel au sein de la prochaine législature. « Autrefois, l’enfant est éduquée par toute la communauté, mais aujourd’hui, la télévision a tout gâché », déplore-t-elle.

Advertisement