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Politique

Bilan de la campagne des législatives: Forces et les faiblesses enregistrées

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Ce jeudi 25 juillet 2013, les électeurs togolais sont appelés à voter pour renouveler leur Assemblée nationale. Alors que le contexte togolais marqué de crise et de méfiance n’augurait pas une campagne calme, les différents candidats qui ont sillonné toute l’étendue du territoire ont pu battre campagne en toute quiétude. En dehors bien sûr de quelques irrégularités et incidents mineurs constatés ici et là.

Dès le 6 juillet 2013, l’Union pour la République (Unir) et l’Union des forces de changement (Ufc) ont ouvert le bal des campagnes électorales. Ayant positionné des candidats dans les 30 circonscriptions électorales, ces deux partis se sont jetés dans la campagne pour essayer de convaincre les Togolais de leur accorder leurs voix. En somme, il s’agit pour Unir et Ufc de solliciter une seconde chance pour poursuivre leur collaboration selon l’accord conclu en mai 2010. Principalement pour le parti au pouvoir (Unir), il est de question de poursuivre les reformes ensemble et pour cela, l’électorat n’a qu’à lui accorder la faveur et la majorité des voix.

 

A l’heure des bilans, ’’tout s’est bien passé et ils ont pu battre campagne comme ils le souhaitaient’’, ont-ils soutenu. A quelques heures après la clôture de la rencontre avec l’électoral, tous s’accordent à dire que c’est un devoir accompli. Si certains sont assurés qu’ils seront élus, d’autres attendent de voir si leurs promesses de campagne pourraient convaincre. Pour ces derniers, l’attente serait sans doute longue. D’autres encore croient qu’ils seront élus compte tenu de leur proximité avec leur base. Illustration parfaite de cette présence judicieuse sur le terrain par Mme Victoire Tomégah-Dogbé de UNIR Vo qui depuis 2010 s’est annoncée au plus près de la population de cette préfecture où plusieurs acteurs et professionnels ont bénéficié des bienfaits des actions posées sous ses interventions et ses initiatives de développement à la Base.

Dans le Vo, la candidate tête de liste de UNIR Vo a fait une course de marathon pour répondre présente auprès de l’électorat dans tous les cantons de la localité. Exceptionnelle! Et on attend le soir ou le lendemain du 25 juillet pour avoir une idée claire de la configuration de la prochaine Assemblée nationale.

Même son de cloche dans le camp des autres candidats de Unir. Et ce n’est pas Victor Sossou candidat dans l’Est Mono qui dira le contraire; même si les récentes crises socio-politiques sont exploitées contre le parti au pouvoir par l’opposition (CST et Arc En Ciel).

 

Pour l’Union des Forces de Changement (UFC), elle ne peut être sure de rien. C’est sa première fois de participer à telle élection sans l’union sacrée dont elle jouit de la part des autres formations politiques de l’opposition. Mais elle croit fort en ses chances et ne se met pas à l’idée de comptabiliser moins de 20 sièges, lors de ces législatives. Il est vrai certains de ces candidats ont eu les rendus effervescents de la foule mobilisée à leur égard ; C’est l’exemple de Mme N’Gnam Tchédré, tête de liste de l’Ufc dans la circonscription électorale de Bassar. « C’est vrai, je suis très proche de la population. Mais les populations de Bassar épousent les idéaux de l’UFC selon la nouvelle vision que lui imprime le président fondateur. Contrairement à d’autres candidats je réside à Bassar depuis ma naissance, ce qui fait que je suis très connu par la population de Bassar et de ses environs. J’ai aussi eu la chance d’avoir un père qui fut le premier député Bassar de la première République, en la personne de Tchédré N’Lamba Tindjine. Mon père, de son vivant, a marqué positivement les populations de Bassar et je compte marcher sur ses pas en suivant la vision de Gilchrist Olympio. Et je suis confiante que l’UFC va remporter tous les trois sièges dans Bassar », a-t-elle déclaré.

 

Au niveau de l’opposition surtout regroupée dans le Collectif « Sauvons le Togo » et la Coalition « Arc-en-ciel », les candidats ont commencé la campagne au lendemain de ce que certains qualifient de l’échec du nouveau dialogue. Ne voulant plus boycotter les législatives, ces deux regroupements sont rentés dans la bataille à la conquête de leur électoral. Etant pratiquement à la fin de la campagne, l’opposition se dit fière de son travail. En effet, l’opposition croit qu’elle obtiendra la majorité à l’hémicycle. Me Paul Kokou Dodji Apévon, Président du Comité d’action pour le renouveau et membre de la Coalition « Arc-en-ciel », le bilan est somme toute positif. « En 10 jours de campagne, nous avons rattrapé ceux qui ont commencé tôt. Je dirai même que nous les avons dépassés  », se réjouit-il en termes de bilan. Ce satisfécit se lit aussi chez les autres compagnons de Me Dodji Apévon. La crise sociopolitique que traverse le Togo depuis 2010, est un atout que l’opposition exploite bien pour convaincre leur électorat.

Seulement que cette opposition a beaucoup brillé par le caractère indécis qu’elle a montré maintes fois en appelant à une retenue quant à sa participation au scrutin, et au même moment en demandant à ses militants d’aller s’inscrire pour un scrutin dont elle a mainte fois dénoncé les supposées irrégularités et défaillances.

Les discours très versatiles et incohérent des Leaders de cette formation , ont sans nul doute jéte de la confusion dans le rand de leurs militants.

Ce qui a crée de l’immobilisme de sa base et de sa cible électeur qui adhère à pas de charge à ce processus et surtout à l’opération de vote qui selon cette même opposition, ne jouit pas assez de condition démocratique, transparente et équitable. C’est bien clair, une bonne partie des électeurs favorables à la cause de l’opposition (CST et Arc En Ciel) qui sont désorientés et démobilisés par une opposition qui les aurait déçu par son adhésion rapide et sans majeure condition à l’esprit d’un dialogue qui en fait, est loin de combler leurs attentes. Un fort taux d’abstention de leur électorat risque d’emporter les rêves de cette opposition qui au cours de ces 3 derniers jours, a su mobiliser ses partisans et militants, mais qui ne sont pas tout à fait convaincus. Il y a une manque d’un programme de société digne de ce nom autour duquel les populations peuvent disposer de réels éléments d’appréciation.

L’autre aspect qu’il faut souligner se trouve être la sécurité qui a régné lors des campagnes et des caravanes des partis politiques. Aucun incident majeur ne s’est signalé. Les Fosel semblent bien jouer leur rôle.

Il ne faut pas non plus passé sous silence l’effet surprise que les tous nouveaux partis créés dans le microcosme politique togolais, et les petits poucets peuvent entraîner, tant l’électorat au Togo est une cible surprenante qui peut respecter des consignes de vote le jour J, sans qu’on ne s’y attendre.

Dans l’ensemble, les différents candidats sont contents du travail abattu et attendent les résultats des votes. L’essentiel n’est pas la campagne mais ce qui se passe après le dépouillement et dans les transmissions des résultats.

Que le meilleur l’emporte et que le vaincu reconnaisse avec élégance l’esprit des résultats des urnes. C’est aussi cela l’expression de la démocratie.

La Rédaction

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