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Enquêtes & Interviews

Le Centre “Golda Meir“ (MCTC) au chevet des pays du sud dans le domaine du développement communautaire et de la gestion de micro-entreprises

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Le MASHAV entendu l’Agence Israélienne pour la Coopération Internationale au Développement (MASHAV), une institution israélienne qui œuvre pour la coopération entre les peuples du monde à travers plusieurs activités qu’elle initie et coordonne et qui sont pour la plus part co- financées par elle même et les organisations du système des Nations Unies telles que l’UNESCO et autres. C’est dans cette perspective que la présente formation dont sont bénéficiaires les représentants du Gabon, du Rwanda, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, de l’Angola, de Madagascar, de la République Centrafricaine, des Îles Seychelles, du Cameroun, du Burkina Faso, du Bénin, de l’Angola, du Togo et de l`Haïti. 

Après une aventure très stressante pour les uns et très fatigant pour les autres, la plupart des stagiaires retenus, découvre la richesse du peuple et du territoire israélien. Une richesse qui constitue de par les échanges que nous avions eus avec les uns et les autres une fierté nationale, a été fondée sur la recherche. Peuple travailleur, l’Israël a bâti son développement sur la recherche, socle indispensable pour un développement durable. L’Israël partage ses expériences en termes de succès et d’échecs avec les pays. C’est la raison d’être de cette formation qui a véritablement commencé ce lundi 03 juin pour prendre fin le 11 juillet 2013 au Centre International de Formation “Golda Meir“ à Aifa sur le Mont Carmel en Israël.

Le centre est effectivement situé sur un mont. Les israéliens ont une fois encore défié la nature. La ville offre un paysage touristique très atteignant de par ces montées et descentes qui paraissent aux yeux des stagiaires des événements merveilleux.

Accueillis par les expressions telles Shalom, Mazal Tov et autres, la Directrice du Centre avec son staff a entretenu les stagiaires sur les activités qui s`y déroulent; son mode de fonctionnement et les objectifs qu’il poursuit en renforçant la capacité des stagiaires qui viennent d’un peu partout du monde.

L’objectif principal du centre est de promouvoir la coopération internationale à travers des programmes de formation destinés principalement aux femmes, en vue d’accroître leur contribution à la réduction de la pauvreté et au processus du développement. Le centre œuvre également à travers ses actions pour le changement d’état de situation qui a longtemps prévalu en amenant les hommes et les femmes à travailler ensemble.

Des domaines de compétences ont été définies et on peut en citer : le développement communautaire, l’éducation préscolaire, le genre avec les questions transversales qu’il pose comme problématiques et enfin la micro-entreprise et le tourisme rural. Un et un seul message se fait passer à travers ces différents domaines dans lequel l’Israël est pourvoyeur de compétences : « Essayer de faire ce que vous voulez faire avec ce que vous avez ».

Apprendre en pratiquant est le modèle de développement que MASHAV essaie de développer avec les 147 états avec lesquels il travaille de part le monde.

Analyse 

Loin de ce que rapportent certains médias, l’Israël est un pays ou règne la quiétude. En tout cas la ville de Haïfa en témoigne avec son calme nulle part ailleurs. Une fois rapproché, nous avions découverts que l’Israël développe avec ces voisins des projets de coopération. Il initie des projets bilatéraux entre les communautés israéliennes et celles des pays frontaliers tels que l’Irak, l’Iran, la Jordanie ou encore la Cisjordanie.

Par ailleurs, il apparaît évident que pour amorcer un développement durable, les nations doivent centrées leur politiques ou stratégies de développement sur la promotion de micro-entreprises, élément fondamental pour assurer la sécurité alimentaire. Elles doivent aussi intégrer les innovations récentes pour rendre beaucoup plus dynamiques les structures de production.

Former des leaders pouvant répondre aux attentes des communautés des pays du sud est l’un des motifs qui sous tendent ce programme de formation. Et de plus la mise en œuvre des projets, programmes ou portefeuilles de développement nécessite des ressources et moyens propres et spécifiques.

La formation des cadres ou le renforcement des capacités des acteurs de développement apparaît donc comme une priorité au niveau des communautés, des pays ou des espaces régionaux. Que ce soit aussi au niveau d’une organisation privée ou publique des pays du sud, le besoin en ressources humaines compétences s’avèrent indispensables. C’est pour combler ce vide que le MCTC contribue à la formation des cadres des pays du sud dans les domaines pour lesquels l’Israël a compétences.

Des sorties pédagogiques ont été programmées pour que les stagiaires puissent toucher des doigts les réalités. Celle effectuée sur le CINADCO atteste la volonté des responsables politiques et autres d’Israël de répondre aux attentes de leurs communautés. Les kibboutz constituent un exemple épatant de cette politique de développement.

Le MCTC, outre, un centre d’apprentissage, constitue un musée. Le musée des peuples et des civilisations mondiales. Les murs parlent et racontent des histoires très émouvantes. Reflets des cultures et des identités des peuples et communautés qui ont eu la chance de partager avec le MCTC leurs pratiques et expériences.

De notre point de vue il manquera dans l’avenir de place pour conserver davantage ces objets muets qui ne parlent pas et qui pour la plus part sont inertes mais en disent beaucoup en matière d’histoires des peuples d’ici et d’ailleurs. Posés ou collés contre les murs, ils contribuent à la culture de la personnalité de l’être. 

Le MCTC est un espace de promotion de la diversité culturelle ; de brassage ; de tolérance et de partage de valeurs ou d’identités. 

Par Roch Alfred KIKI (AFRIQUE)

 

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