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Développement

Afrobaromètre publie les résultats de sa 3ème dissémination au Togo

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Le Centre de Recherche et de Sondage d’Opinion (CROP) vient de faire la 3èmedissémination des enquêtes Afrobaromètre mercredi à Lomé, une dissémination relative cette fois-ci à la confiance interpersonnelle et à la participation citoyenne au Togo.

Pour ce qui concerne la confiance interpersonnelle, ces résultats révèlent qu’« une forte proportion de la population, à savoir 79 %, vit dans la méfiance de l’autre » et qu’il y a « un déficit de confiance » aux institutions publiques et « un manque de confiance » en la classe politique.

Aussi, les Togolais nourrissent-ils « un intérêt mitigé » pour les affaires publiques. Ces résultats font également état d’un « mur entre les citoyens et la classe dirigeante » et retiennent la peur comme un facteur du manque d’engagement citoyen.

Selon le docteur Moussa Blimpo, directeur de CROP, « les résultats de l’enquête indiquent qu’environ 8 Togolais sur 10 vivent dans la méfiance de l’autre. Cet état de fait peut être nocif au développement d’un secteur privé prospère avec les grandes entreprises dans la mesure où la plupart des grandes initiatives entrepreneuriales nécessitent que des gens travaillent ensemble même s’ils ne se connaissent pas bien au départ ».

Seulement 20 % des Togolais font « beaucoup » confiance à leurs voisins, estime l’enquête.

Quant au degré de confiance que les Togolais placent en un certain nombre d’institutions, l’enquête révèle « que ce soit la direction des impôts (11 %), la CENI (17 %), ou l’Assemblée nationale (18 %), on note un certain déficit de confiance ».

Le plus remarquable, c’est que très peu de Togolais font suffisamment confiance aux partis politiques, avec à la clé 16 % pour le parti au pouvoir et 18 pour l’opposition.

Comparée aux autres pays Afro, la CENI du Togo reçoit moins de confiance des populations.

« Alors que ce chiffre est de 35 % au Togo, il est seulement de 18 % au Bénin et de 15 % dans l’ensemble de 12 pays africains.

Concernant les affaires publiques, 30 % des Togolais les rechignent alors que “22 % ne se disent pas très intéressées”.

Pour prouver qu’il y a un mur entre les citoyens et la classe dirigeante, la troisième dissémination des enquêtes Afrobaromètre montre que “sur les 12 mois précédant l’enquête, plus de 90 % des Togolais n’ont jamais initié une prise de contact avec la classe dirigeante pour apporter leur contribution ou partager leur point de vue sur un problème important”.

Ce chiffre est de 92 % pour les députés. À la raison selon laquelle c’est probablement parce que les institutions sont concentrées dans les grandes villes, l’enquête révèle que « il y aurait une plus forte prise de contact avec les institutions locales, comme la mairie et la préfecture mais on observe les mêmes chiffres à ce niveau également”.

Ces travaux ont été réalisés au Togo entre le 17 et le 29 décembre 2012 par l’équipe de recherche du CROP qui appuie

Afrobaromètre, le réseau de chercheurs africains indépendants, menant une série d’enquêtes comparatives sur les opinions des Africains et couvrant jusqu’à 36 pays pour sa 5e série qui va sur la période 2011-2013.

Emmanuel Vitus

 

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