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Politique

Lutte sociopolitique : Les journées de manifestation sous les sceaux des violences à Lomé

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Les manifestations du Collectif « Sauvons le Togo » et de la Coalition « Arc-en-ciel » ne se sont pas déroulées dans la sérénité. Les scènes de violences ont marqué les jours de manifestation avec des courses poursuites observées dans les quartiers de Kodjoviakopé, de Nyékonakpoé, Hanoukopé et Bè. Les forces de l’ordre et de sécurité ont pu faire ramener le calme dans ces quartiers en fin de journée après de violents heurts entre manifestants et les corps habillés. On dénombre plusieurs blessés dans les deux camps, des arrestations aussi dans le camp des manifestants. Malgré l’interdiction, d’ailleurs jugée illégale par les responsables de ces organisations de l’opposition, pourtant signée conjointement pas le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales, Gilbert Bawara et son homologue de la Sécurité et de la Protection civile, Yark Damehame, les organisateurs ont tenu à défier l’autorité.

Ce bras de fer engagé est au centre de série de violences qui se sont répétées cette semaine. En effet, le mardi, dans le JT de 22 heures, ledit communiqué est lu sur la télévision nationale. Les Organisateurs du Collectif « Sauvons el Togo » et la Coalition « Arc-en-ciel » au cours d’une conférence de presse tenue le lendemain ont décidé de braver cette interdiction parce que ne reposant sur aucune basse légale. Seule la Mairie est habilité à interdire une manifestation selon la loi du 16 mai 2012, se justifient-ils. Est-ce la solution aux crises socio-politiques interminables du Togo avec cette nouvelle manifestation de l’opposition émaillée de violence ?

Le jeudi 23 mai dernier dans la soirée, un communiqué du ministre de la Sécurité et de la protection civile annoncait que ’’…ces groupes qui tentaient de manifester sur la voie publique en violation des mesures d’interdiction prises conjointement par le ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales et le ministre de la sécurité et de la protection civile, dans le souci de préserver l’ordre public, ont également détruit des biens, en particuliers des véhicules et commis des voies de fait sur des représentants des forces de l’ordre dans l’exercice de leur fonction…’’.

’’Ainsi au carrefour de l’ancienne direction de la LONATO, un brigadier de police de faction, a été grièvement blessé par les manifestants, des policiers en service de régulation au rond point du marché de Bè ont par ailleurs été agressés à la machette’’ poursuit le communiqué.

Rappelons que au cours des opérations de rétablissement de l’ordre public, quatre meneurs ont été interpellés hier et déférés immédiatement devant le procureur de la République. Vingt autres ont été interpellés ce jour.

Après une journée de vendredi sans manifestations des militants de l’opposition regroupée au sein du CST et ARC EN CIEL, les scènes de violence ont été signalées encore ce samedi dans la capitale avec une nouvelle organisation des marches hebdomadaires qui se tiennent chaque samedi.

Toujours à Kodjoviakopé, Nyékonakpoè et Bè, des échauffourées ont eu lieu avec des barricades de fortune érigés, des pneus brûlés par des jeunes. Les forces de l’ordre vont intervenir plus tard dans la soirée pour dissuader les manifestants et rétablir l’ordre.

La Rédaction

 

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