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Une feuille de route pour la Centrafrique

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les Chefs d’Etat de l’Afrique centrale viennent de mettre sur pied une feuille de route pour la transition en République Centrafricaine. « L’accord politique signé le 11 janvier 2013 à Libreville est et demeure le noyau central des arrangements politiques durant la période de transition« , martèlent les chefs d’Etat de la CEEAC. Ils prennent acte de la mise en place du Conseil national de transition (CNT) et notent l’élection du président de la République par cet organe.


Le Conseil national de transition est créé le 13 Avril dernier. Trois jours après, le chef de la Séléka, Michel Djotodia, est élu à la tête du CNT, il devient président de la République, chef de l’Etat centrafricain.


« La durée de la transition est fixée à dix-huit mois« , réaffirment les leaders de la CEEAC. Au cours de cette transition, des élections libres, démocratiques, transparentes et régulières (référendum constitutionnel, législatives et présidentielle) sont organisées sur la base d’un ordonnancement juridique et d’un calendrier consensuel, en vue de retour à un ordre constitutionnel démocratique et incontesté.

Autre précision, le chef de l’Etat, le Premier ministre et les membres du gouvernement de transition, ainsi que le président et les membres du bureau du CNT, ne peuvent se présenter à ces élections.

Le Premier ministre dispose de pouvoirs étendus, il ne peut être révoqué par le chef de l’Etat pendant la durée de la transition. Il est procédé à la formation d’un nouveau gouvernement de transition à travers de larges consultations et sur la base de l’esprit de l’accord de Libreville.

Le gouvernement de transition sera inclusif et chargé notamment de restaurer la paix et la sécurité des personnes et des biens en cantonnant tous les éléments armés incontrôlés, et veiller à la protection des populations civiles à travers tout le territoire de la République centrafricaine.

Le gouvernement de transition devra également assister les personnes déplacées et favoriser leur retour et leur réinstallation; veiller au respect strict des droits de l’Homme, du pluralisme et des libertés des citoyens; préparer et organiser les élections, réorganiser les forces de défense et de sécurité; réorganiser l’administration territoriale; reformer le système judiciaire; poursuivre le processus de démobilisation, de désarment et de réinsertion; engager des reformes économiques et sociales.

Le Premier ministre de la République centrafricaine, Me Nicolas Tiangaye, nommé après la signature des accords de Libreville, et le président du Conseil national de transition (CNT), formée le 13 avril, sont présents au sommet.

Michel Djotodia, chef de la Séléka et président centrafricain par intérim désigné par le CNT il y a quelques jours, est absent.

 

Tout en condamnant la prise du pouvoir par la force, le sommet de la CEEAC a invité la Communauté internationale à un devoir de solidarité et d’assistance en faveur de la RCA, au regard de la situation politique et sociale chaotique dans laquelle se trouve ce pays.

Firmin Teko-Agbo

 

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