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Mali: L’opération Française vient d’être prolongée par les Parlementaires Français

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Les Maliens qui attendaient sans nul doute le vote des élus Français sur la présence militaire Française au Nord du pays viennent d’être fixés. Les troupes françaises vont continuer leur opération de maintien de la paix sur le sol malien. Le Parlement français s’est prononcé aujourd’hui sur la prolongation de l’opération militaire française au Mali, dont le dispositif est peu à peu allégé, près de quatre mois après le début des combats contre les groupes islamistes qui occupaient le nord.

Le vote des parlementaires a été sans surprise, députés et sénateurs ayant jusqu’à présent soutenu massivement l’intervention. Après le démantèlement des réseaux jihadistes par les forces françaises, le processus de réconciliation et l’avenir politique du pays, clé d’une stabilisation de la région, a été hier au cœur des débats.

Fin février, un large consensus s’était dégagé lors d’un premier débat sur l’opération Serval. Aujourd’hui, la discussion suivie d’un vote au Parlement est justifiée par la Constitution qui stipule que quand la durée d’une opération extérieure excède quatre mois, sa prolongation est soumise à l’autorisation du Parlement.

L’intervention française a débuté le 11 janvier, mais les vacances parlementaires programmées dans la première quinzaine de mai ont conduit à avancer le débat. Il faut noter que les soldats français sont actuellement un peu moins de 4.000 au Mali, mais leur retrait a débuté mi-avril avec le retour en France d’une centaine d’hommes. Cinq avions de chasse, Rafale et Mirage 2000 D, ont également été désengagés.

Un retrait dont le président François Hollande a répété vendredi qu’il sera « progressif » en « fonction de la situation ». « Dès lors que nous avons libéré l’ensemble du territoire, sécurisé la totalité des villes, nous n’avons plus à avoir la même présence. En même temps, nous devons nous assurer que les troupes – africaines notamment – vont avoir la même efficacité », ce qui « prendra du temps », a-t-il fait valoir.

Pour ce qui concerne le calendrier fixé par le gouvernement français, les effectifs français devraient être ramenés à 2.000 hommes en juillet et à un millier fin 2013, pour une durée indéterminée. Cette force « parallèle » pourrait intervenir au côté de la mission de stabilisation de l’ONU qui doit se mettre en place pour lutter contre le terrorisme dans le septentrion.

La Commission de la défense et des affaires étrangères du Sénat s’est déjà prononcée mardi pour la prolongation de l’intervention française. Dans un rapport adopté à l’unanimité par la commission, des sénateurs appellent en revanche à « consolider d’urgence le processus de réconciliation malien ». « Le dialogue avec le nord, qui n’a pas commencé, est le nœud gordien de la reconstruction de l’Etat et de la refondation politique du Mali », écrivent-ils.

Paris veut la tenue d’élections en juillet au Mali, pour restaurer une légitimité démocratique dans le pays. Sur le terrain, l’armée française poursuit ses opérations dans le nord, notamment dans la Région de Gao, parallèlement au début de retrait. Des opérations, selon l’état-major, de sécurisation des zones reprises, au cours desquelles les jihadistes évitent généralement tout contact avec les forces françaises.

Firmin Teko-Agbo

 

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