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Libération de Loïc Le Floch Prigent, la Présidence de la République répond à un article de Jeune Afrique

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Dans une livraison récente de Jeune Afrique publiée dans son numéro 221, l’hebdomadaire panafricain affirme dans ses colonnes que la libération de M. Loïc Le Floch Prigent a été « décidée en réalité par le Président Faure Gnassingbé beaucoup plus que par le parquet de Lomé », une information à laquelle la présidence de la République Togolaise a donné droit de réponse pour clarifier les faits sur la libération de l’Ex-Patron d’Elf, Loïc Le Floch Prigent.

 

Voici le droit de réponse adressé mercredi par la présidence de la République à Jeune Afrique

C’est avec beaucoup d’étonnement que la Présidence de la République togolaise a pris connaissance du récit romancé de la mise en liberté provisoire de M. Loïc Le Floch Prigent, inculpé pour sa participation présumée à une affaire d’escroquerie internationale et incarcéré jusqu’à une date récente à Lomé. Ce récit est publié dans le numéro 221 de Jeune Afrique. Nous sommes bien surpris que Jeune Afrique ait pris pour argent comptant des déclarations aussi fantaisistes, émanant de personnes qui n’ont aucun lien, ni officiel, ni officieux avec le Palais présidentiel.

La Présidence de la République togolaise est en effet très étonnée que Jeune Afrique, qui nous a habitué à plus de rigueur, ait choisi de prêter foi aux allégations de certains opportunistes qui tentent visiblement de s’attribuer « les beaux rôles » dans une affaire judiciaire qui, tout en étant très complexe, suit néanmoins son cours normal . 

Dans ces conditions, il a été particulièrement choquant, de lire dans les colonnes de Jeune Afrique que la libération de M. Loïc Le Floch Prigent a été « décidée en réalité par le Président Faure Gnassingbé beaucoup plus que par le parquet de Lomé ».

Cette perception erronée et totalement anachronique du fonctionnement des institutions togolaises est d’autant plus regrettable que le Chef de l’Etat togolais n’a jamais eu le moindre échange sur l’affaire en cause avec les personnes qui sont prétendument présentées comme les artisans de la mise en liberté provisoire de l’ancien patron d’Elf.

Pour leur part, les autorités togolaises ont toujours pris acte des démarches officielles visant à obtenir, dans le cadre de la protection diplomatique, une libération de M. Le Floch Prigent pour raison de santé. Sur la question, la position du Gouvernement togolais n’a du reste jamais varié. Elle a consisté et consiste toujours à laisser à la justice le soin d’en décider, en toute indépendance.

Aujourd’hui que le volet des confrontations avec l’ancien patron d’Elf est clos, l’on peut comprendre que le parquet n’ait plus jugé utile de garder en détention l’intéressé dont les avocats et la famille avaient d’ailleurs sollicité une évacuation sanitaire de longue date.

En tout état de cause, votre article ne rend pas justice aux efforts que le Togo déploie dans le domaine de la bonne gouvernance. Même s’il reste du chemin à faire, le Togo ne peut plus être présentée comme un pays où les décisions de justice sont le fait du Président de la République. Ce serait purement et simplement injuste. FIN

 

 

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