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Société

Journée internationale de la femme une grande manifestation a marqué l’apothéose à Lomé

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Le Palais des congrès de Lomé a rassemblé des milliers de femmes issus de tout le Togo ce vendredi à Lomé pour la célébration du 08 Mars, une journée dédiée à leurs honneurs. Placée cette année sous le thème « Une promesse est une promesse : il est temps de passer à l’action pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes. », cette rencontre fut une occasion pour les femmes Togolaise de fêter leurs  victoires et leurs acquis, de  réaffirmer leur détermination et leur engagement farouche à l’amélioration de  la situation des femmes et  à lutter contre les violences faites aux femmes dans notre pays.

 

Dans son discours de circonstance face aux femmes et aux participants, la ministre de la Promotion de la Femme, Patricia Dagban-Zonvidé a livré un message d’espoir et de mobilisation aux femmes, un message dans lequel elle a dressé le bilan de la situation des violences faite aux femmes et les taux de participations de la femme togolaise dans la sphère politique. « Depuis le premier gouvernement de transition de sept 1991 jusqu’en 2010, sur 451 membres du gouvernement, on compte seulement 47 femmes soit 10,42%. A l’Assemblée nationale, de 1958 à 2007, sur un total de 775 députés, on compte 41 femmes soit 5,2%. Aujourd’hui, sur 81 parlementaires, il y a 8 femmes » a mentionné la ministre avant de conclure que « L’intérêt national fait obligation de nous mobiliser, homme comme femme dans la lutte contre les violences à l’encontre des femmes et des filles ».

Il faut rappeler que, pour la célébration de cette année, l’ambition des féministes est de « mettre fin à la violence » faite aux femmes et de mobiliser l’opinion nationale pour  atteindre la parité Homme/Femme aux fonctions électives, initié par le Chef de l’Etat

 

Lire en intégralité le discours de la ministre de la promotion de la femme, Patricia Dagban-Zonvidé

 

Excellence Monsieur le Premier Ministre ou son Représentant,

Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ou son Représentant ;

Messieurs les Ministres d’Etat ;

Monsieur le Secrétaire d’Etat ;

Honorables Députés à l’Assemblée Nationale ;

Honorables Chefs traditionnels ;

 

Mesdames, Messieurs les présidents des Partis Politiques ou leurs Représentants ;

 

Mesdames, Messieurs les Représentants du Corps Diplomatique ;

Mesdames, Messieurs les Représentants des Agences du Système des Nations Unies ;

Mesdames, Messieurs les Représentants de l’Administration Publique et privée ;

Mesdames, Messieurs les Représentants de la Société Civiles ;

Honorables invités, C’est un privilège pour moi de prendre la parole en ce jour de la célébration de la journée internationale de la femme devant les plus hautes autorités de l’Etat togolais, des personnalités, représentants des institutions internationales , devant les gardiens de nos us et coutumes, des femmes et hommes de différentes couches  socioprofessionnelles, des jeunes filles élèves, étudiantes…

Je suis ravie que cette célébration  ait rassemblé autant de monde. C’est la preuve que les droits des femmes et en particulier la lutte contre les violences faites aux femmes mobilise de plus en plus de personnes dans notre pays

Je profite  de l’occasion pour féliciter toutes les organisations de femmes, toutes les associations de promotion des droits de la femme, tous les groupements et toutes les coopératives qui ont, avec enthousiasme et responsabilité, accepté de consacrer du temps pour prendre part à cette activité   qui s’inscrit dans le cadre de la célébration des femmes, de la  citoyenne togolaise. Nous remercions nos partenaires techniques et financiers, Vlisco et les mèches Amina qui ont habillé et coiffé des femmes commerçantes qui le temps de cette cérémonie vont se transformer en mannequins pour exprimer d’autres facette de leur personne, d’autres savoir faire.

 Je voudrais, avant tout propos sur l’évènement majeur de la journée, réitérer  à tous les sinistrés des incendies  des  marchés  de Lomé et Kara  la compassion du gouvernement togolais.  C’est le lieu pour moi de remercier  en votre nom à toutes , chères sœurs, le chef de l’Etat pour les appuis multiformes aux  victimes  et particulièrement pour la somme de 4,3 milliards que le gouvernement vient de mettre à disposition  afin de fournir  un appui direct aux sinistrés et de mener à bien l’opération de relocalisation des commerçants et commerçantes. 

Mesdames messieurs,

Chaque année, le 8 mars est l’occasion pour le monde entier de faire le point sur la condition de la femme, de souligner les avancées et d’envisager des mesures incitatives pour parvenir à l’égalité de genre.

Cette année, la communauté internationale a convenu d’attirer l’attention du monde entier sur les violences faites aux femmes en retenant comme thème « une promesse est une promesse. Il est temps de passer à l’action pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes »

 La violence de genre n’est pas un problème qui affecte la sphère privée. Au contraire, elle est le signe manifeste de l’inégalité existant dans notre société. Il s’agit d’une violence qui est exercée sur les femmes en raison de leur sexe .   Pour  preuve je peux parler des violences physiques  dans les foyers .chaque jour des femmes battues accourent vers les centres d’écoute du Ministère de la promotion de la femme, les violences institutionaliseés comme  les MGF dont le taux de prévalence est tombé à 2% dans notre pays. Il importe de mentionner le rôle remarquable joué par une ONG allemande INTACT aux côté d’un consortium d’ONG nationales qui après douze ans de sensibilisation sur le terrain ont amené les exciseuse à déposer leur lames et couteaux pour dire Non à cette pratique  et célébrer la fête de l’abandon de l’excision à Sokodé.  Le mariage précoce  affecte encore 11% des filles dans notre pays malgré les lois contre le mariage des enfants.

La sous représentation des femmes dans les instances de décisions est une violence sociopolitique sur laquelle le gouvernement focalise spécialement ses efforts.  Le chef de l’Etat a fait de la parité homme femme dans l’accès aux fonctions électives, une priorité dans l’agenda du gouvernement.   C’est pourquoi le Togo a retenu  comme thème national : « la participation des femmes à la gouvernance publique »

le thème du 8 mars, de par son actualité et  son importance fait de cette journée une occasion renouvelée d’engagement et de solidarité Je le dis solennellement : le temps  d’un sursaut collectif est venu. Un sursaut de toutes et tous.  Face   à l’égard des femmes, il n’y a d’autre réponse que la mobilisation générale. C’est la raison pour laquelle nous avons   mobilisé   les ministres, les députés ; les représentants des institutions internationales, les chefs traditionnels, les autorités religieuses, les femmes elles-mêmes, les hommes, les jeunes gens

 

Le thème de cette année met en lumière la nécessité d’une synergie d’action mais également le rôle de chaque acteur dans la lutte contre la violence. Engageons nous à dire non au  mariage précoce, au harcèlement sexuel,, indignons nous devant les MGF. Nous appelons chaque citoyen, chaque citoyenne à  faire  de la lutte contre les violence sa cause personnelle. Chacun de nous peut s’engager dans ce combat   en s’interdisant à lui – même tout violence basées sur le genre, en sensibilisant ses proches. Il nous faut détruire la source de la violence sexiste en soutenant la politique d’équité et d’égalité du genre adopté par notre pays en 2011. Dans cette optique, aucune discrimination, aucune exclusion, aucune sous représentation ne doit être tolérée car les objectifs du Millénaire pour le développement reconnaissent la valeur de l’égalité entre les hommes et les femmes comme facteur de progrès.

Mais pendant longtemps et jusqu’aujourd’hui et dans presque tous les pays du monde, on observe un déséquilibre profond entre homme et femme concernant la participation à la vie publique. Au Togo, depuis le premier gouvernement de transition de sept 1991 jusqu’en 2010, sur 451 membres du gouvernement, on compte seulement 47 femmes soit 10,42%

A l’Assemblée nationale, de 1958 à 2007, sur un total de  775 députés, on compte 41 femmes soit 5,2%. Aujourd’hui,  sur 81 parlementaires, il y a 8 femmes

Mesdames messieurs,

 Il est évident que nous sommes à un tournant décisif de notre lutte depuis que le chef de l’Etat a annoncé son intention de soutenir la parité homme et femme par l’accès aux fonctions électives. Aujourd’hui le principe de la parité est reconnu même s’il ne s’impose pas aux élections en cours de préparation.

L’intérêt national nous fait obligation de  nous mobiliser, homme  comme femme dans la lutte contre  les  violences  à l’encontre des femmes et des filles.  La campagne de sensibilisation au plan national a démarré, les affiches sont sur des bus, dans des écoles, un peu partout pour rappeler par leur message que nous devons nous engager contre les violences à l’égard des femmes.

 

Merci à tous.

 

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