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Ghana/ Transport : Chasse aux « Okada » appelés à disparaître dans la circulation

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Le ministère ghanéen des Transports déclenche une nouvelle chasse contre les conducteurs d’engins à deux roues à titre commercial dans la capitale Accra et dans le reste du pays. Mais face à une activité qui suscite de l’intérêt chez des jeunes sans emplois dans le pays, son interdiction risque fort d’augmenter l’oisiveté et  de donner du fil à retordre à la Police.   

Selon les instructions données  par Mme Dzifa Attivor, le ministre ghanéen des Transports au terme des travaux de l’évaluation de l’unité de transport (MTTU) de la Police, force doit être donnée à la loi pour l’interdiction à des fins commerciales des motos taxis communément appelés « Okada » dans le pays. A cet effet, elle a instruit les agents de la Police à arrêter les conducteurs des engins à deux roues et les passagers qui ont recours à ce moyen de déplacement.

Outre le phénomène « okada » qui progresse avec force d’Aflao, une ville ghanéenne frontalière avec le Togo, et ce vers Accra, le ministre des Transports a aussi demandé à la Police de mettre la main sur les chauffeurs qui conduisent mais qui font usage du téléphones cellulaire au volant. Par rapport à cette instruction, il faut rappeler qu’une loi (instrument législatif 2180), votée en 2012, a interdit l’usage ou la manipulation des téléphones cellulaires et autres appareils de communication portatifs durant la conduite.

D’interdiction en interdiction juste pour réduire le carnage sur les routes, et en vertu de la loi, le ministre a déclaré que les publicités commerciales installées sous forme de vidéo sur les voitures  en mouvement ne sont pas autorisés.

A la suite du ministre, la Police roturière (MTTU) a promis de mettre en vigueur les nouvelles lois pour permettre à ce que la circulation soit sécurisée pour tous.

Et justement avec cet engagement à donner force à la loi, 73 motos commerciales, y compris leurs conducteurs et les passagers, ont été arrêtés le lundi et le mardi derniers à Accra par la Police.

Sur le total des « okada » arrêtés, pendant 26 vont être traduit en justice, 20 autres ont été amendés à payer une somme de  600 à 1.000 Ghana cedis soit environ 150 à 260.000 F Cfa pour infractions.

Rappelons que dans un pays à forte croissance où le déplacement commence à poser de sérieux problèmes à Accra, des ghanéens ont pensé que l’introduction des moto-taxis dans le pays faciliteraient la vie aux passagers. Toutefois des conducteurs de ces engins à deux roues qui ne maitrisent pas souvent le code de la route se montrent indisciplinés dans la circulation. Toujours pressés, ces « okada » qui n’ont pas de casques  n’hésitent pas des fois à emprunter le trottoir, à violer les feux de signalisation pour enfin entrer malheureusement en collision avec un autre engin.

Le nombre total des accidents enregistrés dans la capitale est en parti dû aux conducteurs de moto-taxis. Pour faire régner la loi et décourager ceux qui voudront se lancer dans ce métier à haut risque, la Police routière a mis en garde les cadres ghanéens à ne pas interférera dans cette affaire quand un conducteurs de moto-taxis est arrêté.


La solidarité africaine qui existe entre les hommes va-t-elle contraindre des autorités à voir croupir leur propche en prison sans pouvoir réagir ? En attendant de voir ce que cette chasses aux « okada » va donner à long termes, la Police pourrait sensibiliser les propriétaires des motos et surtout les passagers eux même qui pour raisons de business pressent des fois les conducteurs vers un tombeau ouvert.

CA

 

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