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Médias

GHANA : Pour deux journalistes agressés, la Presse oblige le gouvernement à s’incliner

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Le gouvernement ghanéen a, par la voix de ministre de l’Information, Mahama Ayariga, condamné les agissements de certains personnels militaires et policiers qui ont agressé deux journalistes le mercredi 6 mars dernier lors de la célébration du 56e anniversaire du Ghana à la Place de l’Indépendance à Accra.

 

Malgré cette condamnation, Affail Monney, le vice-président de l’Association Ghanéenne des Journalistes (GJA) a, dans une interview accordée à nos confrères de la radio « XYZ News », déclaré que les excuses ne suffisent pas. Pour apaiser l’incident qui révolte la presse ghanéenne, le gouvernement a présenté ses excuses aux journalistes et a ordonné qu’une enquête soit menée afin d’élucider les circonstances dans lesquelles l’agression des deux journalistes s’est produite.

 

A l’origine des faits, rappelons que les deux journalistes à savoir Vincent Dzatse, un photographe au journal privé « Ghanaian Times » et Nii Martey Botwe, un autre photographe du journal « Daily Graphic » ont été agressé par des agents de force de sécurité. Pendant que le premier cité a reçu des gifles de la part d’un agent de la sécurité, le second aurait été soumis à des chocs électriques sous prétexte d’avoir essayé de prendre des photos du Président John Mahama au moment où il échangeait des plaisanteries avec certains leaders de partis politiques.

Le photo-journaliste du « Ghanaian Times » a révélé avoir été frappé à plusieurs reprises par un policier. Quant à son compagnon de misère du « Daily Graphic », il a avoué pour sa part avoir été poussé et traîné par des forces de sécurité.

Au regard de ces faits et parallèlement à l’initiative prise par le gouvernement ghanéen, la direction des relations publiques de la Police ghanéenne a déclaré qu’elle mènera une enquête pour retrouver les coupables et qu’ensuite ils subiront la rigueur de loi. La Police a par ailleurs affirmé que les sanctions vont rétablir la confiance chez les hommes des médias afin qu’ils sachent qu’ils opèrent dans un pays qui garantit la liberté de presse et leurs droits de couvrir toutes sortes de manifestations publiques dans le pays.

Outre la démarche de la Police pour élucider les faits et sanctionner les coupables, le Colonel Attintande Mbawini, le directeur des relations publiques des Forces Armées Ghanéennes (GAF), a confirmé que des enquêtes sont déjà en cours pour établir la vérité sur ce qui s’est passé.

 

CA

 

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