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Centrafrique : Après le coup d’Etat, les rebelles du Séléka peinent à sécuriser le pays

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Après le renversement du pouvoir du Président François Bozizé le dimanche 24 mars dernier par les rebelles centrafricains de la coalition Séléka et l’auto proclamation de leur chef, Michel Djotodia, comme le nouveau Président du pays, les nouveaux maitres en treillis de  Bangui, la capitale du pays, peinent toujours à arrêter les pillages et à  pacifier le pays.

 

En vue de ramener la paix dans la capitale et par delà le pays, deux patrouilles mixtes composées de la Force Multinationale d’Afrique Centrale (FOMAC) et des soldats de la collation du Séléka tentent depuis hier mardi  de sécuriser la capitale. Pour parvenir à ce but, un couvre-feu a été imposé à Bangui de 19 heures à 5 heures du matin.

Selon un confrère sur place à Bangui, les pillages se sont poursuivis dans la capitale le mardi suivis de quelques coups de feu. A cette heure, le bilan des violences reste difficile à établir. Toutefois selon une source militaire des forces sous régionales citée par l’AFP, des dizaines de corps jonchaient encore lundi les rues de la capitale et il avait beaucoup de blessés.

Sur le plan politique, après la prise de la capitale par les rebelles de la Séléka et l’émergence de Michel Djotodia comme le nouvel homme fort du pays, ce dernier a, dans sa première déclaration affirmé qu’il ramènerait la paix civile et qu’il maintiendrait dans ses fonctions le Premier ministre de la République centrafricaine, Nicolas Tiangaye.

 A l’origine de l’ultime assaut des rebelles du  Séléka qui a emporté le pouvoir de l’ex Président Bozizé, les nouveaux maitres du pays ont reproché à leur adversaire d’avoir failli à sa promesse d’intégrer les troupes de l’alliance au sein de l’Armée nationale et du gouvernement.

De son projet pour la Centrafrique, le Président autoproclamé  a annoncé dans un discours à la presse lundi soir qu’il allait suspendre la Constitution et légiférer par ordonnances pour conduire la transition du pays jusqu’en 2016. En substance, Michel Djotodia a affirmé que « j’estime nécessaire de suspendre la Constitution du 27 novembre 2004, de dissoudre l’Assemblée nationale ainsi que le gouvernement ».

Il a par ailleurs ajouté qu’il respectera l’esprit des accords de Libreville signés le 11 janvier dernier  par le clan Bozizé, l’opposition et la rébellion et qui prévoyait la formation d’un gouvernement d’union nationale dirigé par l’opposition. Nicolas Chongai, l’ex premier ministre de la transition est maintenu à son poste.

Sur le plan réaction, après le renversement du pouvoir de  François Bozizé qui a trouvé pour l’heure refuge au Cameroun, les langues commencent à se délier.  La France, ancienne métropole du pays, après avoir refusé son soutien au régime déchu a déclaré avoir  «pris acte» du départ du président François Bozizé.

A l’ONU, Le Conseil de sécurité condamne le coup de force de la Séléka et demande que « l’ordre constitutionnel » soit rétabli, mais il n’est pas encore question de sanctions contre les rebelles.

Quant à l’Union Africaine, elle a de manière formelle conformément à ses textes suspendu la Centrafrique et imposé des sanctions contre sept responsables de la Séléka.

CA

 

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