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Société

8 mars Journée internationale de la femme : Vers plus de responsabilité de la gente féminine

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Placé sous le thème « Une promesse est une promesse », la journée internationale de la femme de cette année est encore une aubaine pour les femmes de se faire entendre sur leurs rôles dans l’édification d’une société apaisée et épanouie. Les femmes togolaises ont encore l’opportunité de réclamer l’équité entre les genres. Ce 08 mars prochain, le monde entier célèbre la Journée internationale de la femme. C’est une fête qui trouve son origine dans les manifestations des femmes au début du vingtième siècle en Occident.

 

Objectif, réclamer l’égalité des droits, de meilleures conditions de travail et le droit de vote. Elle est officialisée par les Nations Unies en 1977, invitant tous les pays du monde entier à célébrer une journée pour les droits des femmes. Cette commémoration fait partie des 87 Journées internationales reconnues par l’ONU. C’est une journée de manifestations à travers le monde : l’occasion de revendiquer l’égalité, de faire un bilan sur la situation des femmes dans la société. Traditionnellement, les groupes et associations de femmes militantes préparent des manifestations partout dans le monde, pour faire aboutir leurs revendications, améliorer la condition féminine, fêter les victoires et les avancées. « Une belle initiative à encourager », concède une retraitée de la Fonction publique du Togo.

 

Au Togo, c’est l’occasion pour les femmes de faire le point sur la situation des femmes sur la terre de nos aïeux, d’aborder la notion d’égalité hommes/femmes et de soumettre à qui de droit des doléances dont la satisfaction pourrait les aider dans leur vie quotidienne. Et ce sont les femmes de l’Union des Forces de Changement (UFC) qui ont donné le ton à Kévé depuis le dimanche pour une réjouissance au siège du Bureau fédéral du parti. « A travers la célébration de notre journée, je vous invite à vous réveiller, car nous souffrons beaucoup. Nous devons nous battre dans la société, au lieu de laisser tout aux hommes. Nous avons aussi notre place dans la société, pourvu qu’on se mette au travail. Mais cela ne veut pas dire que nous n’allons plus respecter nos maris », a déclaré Mme Akoua Rosalie Passah, présidente préfectorale des femmes du parti Détia. Elle a ajouté par ailleurs que « Pour cela, commençons le travail par l’éducation que nous donnons à nos enfants. Les enfants – filles comme garçons – doivent être éduqués de la même manière. Nous ne devons plus marginaliser nos filles. Ainsi, elles pourront aller à l’école et évoluer comme les garçons ». Qui pourrait souhaiter le contraire en ce troisième millénaire ? Nicodème Habia, député UFC et responsable de la Commission genre, travail, emploi et bien-être social du Parlement de la CEDEAO, trouve que le moment est venu pour les femmes de retrouver leur dignité. « Je suis mieux placé aujourd’hui pour parler de la situation des femmes. Nous devons faire du lobbying auprès de l’exécutif pour venir en aide à ces femmes, car elles jouent un grand rôle dans le développement de nos nations », souligne-t-il à des femmes venues l’écouter.

 

Ce 8 mars au Togo, une kyrielle d’activités est prévue par le gouvernement à travers son ministère en charge de la femme. Dans beaucoup de cas, cette célébration est faite au détriment des millions de femmes qui vivent dans les coins les plus reculés du pays. En clair, c’est une fête qui doit être revue au Togo. Il ne sert à rien de célébrer la femme sans les femmes. En bon entendeur…

 

Ametbao

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