pub
International

Le Premier ministre Tunisien démissionne

Advertisement

Hamadji Jebali n’est plus le Premier ministre de la Tunisie depuis hier, il a remis sa démission au Président. Partant de sa promesse adressée le 6 février dernier à son peuple de tenir à sa décision d’opter pour un nouveau cabinet apolitique, le Chef du gouvernement tunisien démissionnaire a précisé que sa décision de quitter son poste va de pair avec l’une des revendications incessantes des Tunisiens, la crédibilité des responsables en l’occurrence.

Après deux réunions avec les différents partis politiques, “j’ ai réalisé que mon initiative de former un gouvernement de technocrates n’a pas bénéficié d’un appui politique de la part de la majorité au sein de l’Assemblée constituante“. M. Jebali a ajouté qu’”aucun gouvernement ne pourra travailler en l’absence d’ un majorité“.

Il a précisé que son objectif était d’éviter de basculer la Tunisie dans une spirale de violence après l’assassinat (le 6 février dernier) de l’ un des principaux opposants Chokri Belaïd. D’un autre côté, “mon objectif de former un nouveau gouvernement neutre loin des conflits et tiraillements politiques pour s’engager uniquement dans un programme réaliste au service du peuple”.

Mais il se pourrait que le Premier ministre sortant soit reconduit puisqu’il n’a pas fermé la porte à sa reconduction, et il dit rester “encore convaincu de l’initiative d’un cabinet de compétences nationales, mais je tiens à servir mon peuple et faire réussir l’expérience tunisienne“.

M. Jebali a ainsi conditionné sa reconduction à une série de garanties qu’il a jugées indispensables. Selon lui, le nouveau gouvernement doit servir directement son peuple et éviter tout tiraillement politique, s’approfondir dans l’exécution d’un programme clair fondé sur une base politique regroupant tous les Tunisiens autour d’un dialogue national sans exception. Il a également annoncé que les membres du prochain gouvernement ne se porteront pas candidat aux prochaines élections présidentielles et législatives.

Ajoutons que d’après la loi portant sur l’organisation provisoire des pouvoirs publics en Tunisie, le président de la République Moncef Marzouki chargera le candidat du parti majoritaire à la Constituante (le Mouvement islamiste Ennahdha) de former un nouveau gouvernement dans un délai ne dépassant pas les 15 jours ( à partir de la date de convocation du nouveau Premier ministre).

Dans ce cas, la crise politique du pays se compliquera davantage puisque le conflit fera le déplacement sous la coupole de la Constituante qui (d’un côté) devra voter la confiance au nouveau cabinet gouvernemental et (de l’autre côté) finaliser la Constitution et préparer les élections présidentielles et législatives.

Firmin Teko-Agbo

 

Togoportail, toute l’information à votre portée

Togoportail, site primé Meilleur Journal en ligne en 2012 au Togo

Advertisement