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Société

Une semaine incendiaire au Togo : Les grands marchés de Kara et de Lomé ont connu d’énormes pertes matérielles

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Des feux dont les origines ne sont pas encore connues ont ravagé les grands marchés de Kara et de Lomé en l’intervalle de soixante douze heures faisant des dégâts incalculables. Les forces d’intervention sensées contenir l’évolution des feux ne sont pas parvenues à limiter plus les dégâts que ceux importants auxquels l’on assiste actuellement.

Les habitants du septentrion plus précisément les commerçants du grand marché de Kara, ville située à environ 420km au nord de Lomé n’oublieront pas de si tôt le drame du jeudi 9 janvier. Le principal marché de la ville de Kara, très attractif parce qu’étant un centre commercial très prisé par les opérateurs économiques de la région voire des pays voisins, a été totalement détruit par un incendie dont l’origine pour le moment est inconnue même s’il y a beaucoup de supputations. Selon des témoignages, l’incendie serait « déclenché aux environs de 2 heures par un petit feu près d’une boutique qui a ensuite embrasé tout le marché, cet incendie comme une trainée de poudre a envahi tout le marché ». D’après toujours les mêmes sources, « Le feu était tellement dense que malgré la mobilisation des agents des sapeurs pompiers de la ville de Kara appuyés par ceux de l’aéroport de Niamtougou et des camions citernes de l’entreprise chinoise qui est chargée de la construction de la voie de contournement, le feu n’a pu être maîtrisé que vers 9 heures grâce à l’habilité des sapeurs pompiers  » de l’ASECNA de l’aéroport de Niamtougou. Les conséquences sont énormes car « Dans l’ensemble rien n’est resté des marchandises entreposées dans le marché. Tous les hangars et magasins ainsi que le grand bâtiment ont été atteints par les flammes et leurs contenus complètement consumés ». Inutile dans cette catastrophe de se demander qu’en est-il de la station radio « la voix de la Kozah » logée dans ce marché.

 

A en croire les sources, cet incendie n’a rien laissé sur son passage et la ville de Kara vit actuellement l’un de ses mauvais souvenirs. Les commerçants de même que les revendeuses de ce marché sont « désemparés et pointent leur regard vers le ciel attendant le secours de l’Eternel ; certains comme pour dire Dieu tu es où quand tout cela se passait ». Ces pauvres commerçants et revendeurs du marché de Kara n’ont pas encore séché leurs larmes quand leurs camarades du grand marché d’Adawlato communément appelé « Assigamé » regardent avec stupéfaction et amertume leurs marchandises brûlées de fond en comble ce samedi. L’immeuble abritant plusieurs boutiques a pris feu aux environs de minuit. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, toutes les marchandises ont été complètement brûlées. Si on sait qu’au Togo, plusieurs de ces revendeurs adoptent la thésaurisation, on imagine facilement le montant des sommes parties en fumée. Plusieurs milliers de milliards évaporées dans les fumées.

 

Comme à Kara, le même scénario a été constaté. Avec cette fois comme différence qu’on est à Lomé, la capitale du Togo. Les sapeurs pompiers étaient arrivés une demi-heure après mais ils semblaient dépassés par un feu qui se répandait à vitesse grand « v », emportant tout sur son passage. Le feu n’a finalement été maîtrisé avec l’appui des services de sapeurs pompiers du Ghana. Ceux-ci ont reçu des éloges de la foule de femmes venues les encourager.

 

La liste de ces drames n’est pas exhaustive. On se rappelle qu’entre temps, un grand immeuble en construction s’est écroulé à Amadahomé. Des victimes ont été déplorées tout simplement parce qu’il n’avait pas des moyens de secours. « Il a fallu qu’une entreprise des BTP leur vienne en aide en leur louant deux engins avant de sortir certains des décombres, mais il était trop tard pour éviter les pertes en vies humaines inutiles.

 

 Il convient de comprendre qu’à travers ces drames consécutifs qui se sont survenus avec des dégâts importants au cours de cette semaine au Togo, il faut doter le corps des sapeurs pompiers, un corps important dans la gestion des sinistres, de dispositifs et de moyens nécessaires pour agir sur le terrain. Ces corps auraient disposer de matériels et d’équipements nécessaires et adéquats que les dégâts auraient été plus limités.

 

Aujourd’hui, ce sont les marchés des villes de Kara et de Lomé qui brûlent sans qu’on ne puisse faire grand-chose pour stopper l’incendie. Jusqu’à quand ?


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