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Société

La STT: Un nouveau regroupement de nouveaux syndicats a vu le jour dans la famille des travailleurs togolais pour plus de synergie

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Suite à la levée du mot d’ordre de grève d’avertissement de 48 heures qui devrait se tenir les 21 et 22 janvier 2013, la majorité des travailleurs présents le lundi dernier à la Bourse du travail, se sont dans une spontanéité, mobilisés pour désavouer les responsables de syndicat principalement les secrétaires généraux des centrales syndicales.

 

En effet, face à la pression des centrales syndicales qui ont appelé à une grève d’avertissement de 48 heures les 21 et 22 janvier à observer par tous les travailleurs des secteurs public, parapublic et privé, l’Assemblée nationale s’est réunie en une session spéciale ce dimanche 20 janvier pour se pencher sur le projet du nouveau statut général de la fonction publique qui demande à être voté.

 

Dans la suite, il est crée la STT ‘’Synergie des Travailleurs du Togo’’ regroupant les syndicats de l’administration publique, du secteur parapublic et privé pour être plus proche de la base. Juste après la mise en place du bureau directeur de la synergie, une Assemblée générale a été tenue hier à Brother Homé à Lomé pour des actions à mettre en œuvre dans les prochains jours.

 

Il s’agit principalement dans l’esprit de la STT de mieux s’organiser en faveur d’un aboutissement heureux des revendications pour l’amélioration des conditions de travail, selon Mme Nadou Lawson (en photo à la Une), élue Coordonnatrice générale de la STT . ‘’ La STT ne se désolidarise pas des centrales syndicales, mais il est question de se regrouper au sein d’une organisation syndicale plus efficace, plus forte pour continuer la lutte en vue d’obtenir les meilleures conditions de travail au Togo. Le travail déjà abattu par les centrales syndicales est louable, mais insuffisant ; il va falloir réorganiser les choses au sein d’une synergie pour obtenir les autres points de revendications contenus dans les directives recommandées dans le cadre du dialogue social. Ce qui constitue la préoccupation de la base qui a voulu la création d’une telle synergie’’ a t-elle souligné.

 

En effet, selon la base très mécontente de la décision prise par les premiers responsables des centrales syndicales de lever la grève des 21 et 22 janvier dernier suite au vote précipité et hâtif du nouveau statut général de la fonction publique par l’Assemblée générale le dimanche dernier, il est à noter, selon la base, des “zones d’ombres” dans les textes ce nouveau statut. ‘’Les résultats présentés par les secrétaires généraux des centrales syndicales ont été rejetés par l’ensemble des travailleurs. Et ce rejet s’explique par le fait que la valeur indiciaire est immobile, la grille salariale n’a pas été annoncée comme document de travail, permettant de situer les députés avant le vote de ce statut“, a annoncé DrAtchi Walla, coordonnateur-adjoint de la STT.

 

Suite à la tenue hier de la première Assemblée générale de la STT, il est rendu publique une déclaration liminaire dont voici le contenu :

 

Depuis le 08 Janvier 2013, les Secrétaires Généraux des centrales syndicales de notre pays à savoir la CGCT, la CNTT, la CSTT, le GSA, l’UGSL et l’UNSIT après consultation des travailleurs à la base face à la lenteur dans l’adoption du statut général de la fonction publique, ont décidé d’un préavis de grève aux dates des 21 et 22 janvier 2013 dans les secteurs public, parapublic et privé.

Cette décision consensuelle répondait aux aspirations de l’ensemble des travailleurs. La lettre de préavis transmise à la date même du 08 janvier 2013, n’a suscité la réaction des autorités qu’à moins de 72 heures de l’entrée en vigueur du mot d’ordre de grève.

Ce n’est qu’à la veille de la grève que les travailleurs ont appris à travers les médias, l’adoption par l’Assemblée nationale du texte portant statut général de la fonction publique.

Certes, l’adoption de ce texte reste un acquis mais des interrogations majeures demeurent :
• l’immobilisme de la valeur indiciaire,
• l’absence de la grille salariale comme document annexe au statut,
• la non harmonisation de l’page de départ à la retraite,
• le non consensus général sur certains articles avant leur adoption.
• Le flou sur les avancements
• L’indemnité de départ à la retraite
• L’absence d’un chronogramme clair en ce qui concerne les décrets d’applications.

C’est sur la base de ces interrogations, que les travailleurs ont, dans leur grande majorité, souhaité avoir des échanges francs avec les Secrétaires Généraux avant la levée du mot d’ordre de grève car en dépit de l’adoption de ces nouveaux textes, le fonctionnaire togolais ne peut s’attendre à aucun changement notable sur sa rémunération mensuelle.

Les travailleurs ont déploré ce passage en force des Secrétaires généraux qui, de façon unilatérale ont levé le mot d’ordre au moyen d’une déclaration rédigée à l’avance au mépris des règles de bienséance syndicale et trahissant ainsi les promesses faites à l’assemblée générale du 17 janvier 2013.

En conséquence, l’ensemble des travailleurs togolais a jugé nécessaire de façon spontanée de créer un front unique appelé SYNERGIE DES TRAVAILLEURS DU TOGO regroupant les syndicats, les fédérations des travailleurs de la fonction publique, parapublique et privé pour défendre les points ci-dessus évoqués.

Pour l’heure, la Synergie des Travailleurs du Togo lance un appel à tous les autres syndicats et organisations de travailleurs de tous les secteurs à se joindre à elle pour la cause commune.

Fait à Lomé, le 23 janvier 2013

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