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Justice

Le CACIT et l’ACAT Togo font le point de la participation du Togo à la 49ème session contre la torture à Genève

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Le Togo a présenté pour la deuxième fois son rapport périodique sur la torture à Genève en Suisse le 12 et 13 novembre 2012. De la présentation de ce rapport, le comité contre la torture a adopté les observations le 21 novembre 2012. Au cours d’une rencontre avec la presse organisée Jeudi 29 novembre 2012 à Brother Home, les sociétés civiles ACAT Togo et CACIT qui ont pris part aux séances de travail ont procédé à la restitution des grandes décisions et le déroulement des activités à Genève.

 

En effet, le déplacement du Togo sur Genève a pour motif de faire le point sur les efforts faits en matière de la lutte contre la torture lors de sa 49ème session et noter aussi le défi à relever. Le gouvernement togolais y était mais aussi deux organisations de la société civile ACAT Togo et CACIT. L’heure est maintenant sonner d’informer l’opinion publique sur le déroulement de la session et les observations formulées à l’endroit du gouvernement en matière de la lutte contre la torture  au Togo.

 

Abondant les questions débattues à la session, M. André Kangni Afanou, Directeur exécutif du CACIT a indiqué qu’il y a des sujets de préoccupation qui ont été soulignés. « C’est que en l’état actuel des droits positifs, la remarque est les auteurs des actes de torture bénéficient de l’impunité au Togo parce que le code pénal ne punit pas la torture donc on s’en seulement à la réparation. La session a insisté sur les moyens dont dispose la CNDH pour exercer sa mission de la promotion des droits humains. Un autre point est que le Togo prévoit l’adoption d’un nouveau code pénal qui prendra en compte la torture. Mais la question est de savoir à quand l’adoption de ce nouveau code ? », en témoigne M. André Kangni Afanou.

 

Pour M. Pierre Clavaire Dékpo, Président d’ACAT Togo, l’état de santé des victimes de la torture a été également de mise spécialement le cas du capitaine Adjino dont les analyses médicales ont révélé qu’il doit être évacué pour des soins à l’extérieur. « La question qui a été posé au gouvernement est savoir ce qui est fait pour garantir la sécurité  de M. Koffi Kounté, l’ex Président la CNDH, au cas ce dernier décidera de retourner au pays et punir les auteurs d’actes de torture cités dans le rapport de la CNDH car le comité contre la torture a relevé que la sanction disciplinaire est insuffisant et qu’il faut aller au-delà », a-t-il ajouté.

 

En tout état de cause, plusieurs recommandations ont été formulées à l’endroit du gouvernement en de prévenir et de lutter contre la torture au Togo car le seul effort fait par le gouvernement en la matière est le projet d’adoption du nouveau code pénal pour améliorer les conditions carcérales.

 

Max DALLY

 

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