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Crise en Egypte : L’opposition à Morsi appelle à de nouvelles manifestations ce mardi

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Ce mardi 18 décembre à la place Tarhir en Egypte, de nouvelles manifestations sont prévues partout dans le pays par l’opposition. Objectif,  dénoncer des fraudes signalées lors du scrutin du samedi. Face au mécontentement de la population, le président Mohamed Morsi continue d’appeler au dialogue, mais ses adversaires refusent de le rencontrer.

 

Le plafond des revendications de l’opposition ne fait que monter, tandis que le pouvoir poursuit sur sa lancée comme si de rien n’était.

Le Front du salut national demande le gel des mesures de la discorde, la présidence répond par l’invitation à un dialogue sur les nominations au Sénat.

Le Front conteste les résultats du scrutin du premier tour du référendum qu’il estime truffé de fraudes et d’irrégularités. La Commission électorale répond qu’en dehors de quelques problèmes logistiques, le scrutin s’est parfaitement déroulé.

Le Front estime que la Constitution ne doit être adoptée que par une majorité écrasante. La présidence répond que la Constitution sera adoptée par une simple majorité, 50% +1.

 

L’opposition demande l’ouverture d’une enquête sur les agressions conduites par des proches du pouvoir contre les journalistes, la présidence poursuit les journalistes en justice pour « diffamation contre le président ».

Bref, un dialogue de sourds qui approfondi encore plus le fossé national.

La Commission électorale n’a pas l’air de se soucier de la fronde des magistrats et de l’annonce du refus de superviser le deuxième tour du référendum par les juges du Conseil d’Etat. Le président de la Commission affirme qu’il a assez de magistrats en réserve pour superviser le scrutin.

 

Rappelons que la supervision des élections nécessite près de sept mille magistrats et qu’une supervision totale est indispensable pour valider le scrutin. Or le nombre de magistrats lors du premier tour du référendum était à peine suffisant. L’opposition affirme même que les magistrats avaient été remplacés par des proches des Frères musulmans.

Quoiqu’il en soit, la Commission électorale vient de perdre 1 500 magistrats. Soit elle arrive à les convaincre de revenir, soit elle trouve des solutions « créatives ».

Ametbao (rfi.fr)

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