pub
Culture

Olivier Eddy, une étoile de musique sur les traces d’une carrière prometteuse d’une musique togolaise exploitable à l’international

Advertisement

Une voix à faire frémir l’émoi, un message fort moralisateur, une mélodie bien filtrée qui sait bercer les cœurs, tout est compilé pour produire une sonorité de marque. Heal my fever, une sonorité de belle facture qui nous a permis de remarquer un nom peu connu au Togo mais bien chargé de fibre assez révélatrice de talents et prometteuse d’exploits : Eddy Olivier.

 

Ce compatriote vivant sur le sol malien et peu connu de la famille très sélective de la portion d’artistes togolais embrassant le rap avec un bonne ode de l’afro-beat, se révèle comme une véritable bête de scène qui compte bousculer les choses dans le secteur musical du Togo. Et ce n’est pas son parcours de printemps qui ne le présageait point.

 

D’origine éwé, et originaire d’un village dans le tréfonds de la préfecture de Yoto au sud-est du Togo, il se prénomme Olivier et est affectueusement appelé Eddy par sa mère à qui il la retourne vraiment bien en se faisant appeler Eddy Olivier. Puisqu’ayant toujours rêvé d’une carrière de chanteur, Olivier très tôt accordait plus d’importance à ce qui va devenir sa profession : un artiste de renommée internationale d’où son surnom de Eddy Olivier, l’International togolais qu’il justifiait bien par ses préférences aux occasions musicales au détriment des parties de jeux à l’école ou entre copains.

 

 

La suite n’a pas manqué d’être échelonné de parcours et d’expériences acquises le prédestinant à une carrière prometteuse. Intrégrant à onze ans, la chorale de la paroisse Saints Pierre et Paul de la ville d’Aného où il est parti achever ses études primaires, il fit ses premières armes de chanteur et c’est également à cette ville qu’il doit sa véritable première scène alors qu’il était en classe de seconde. A l’occasion, la Radio Télévision Delta Santé, une radio fm de l’ancienne capitale togolaise lui donne l’opportunité de faire sa véritable scène. Un coup d’essai qui passe pour un coup de confirmation.

 

En septembre 2001 et le onze septembre notamment, les USA sous le choc, Olivier se rassure de ses envies et se fixe un objectif : chanter en bambara et faire carrière. Il fut alors conduit à Ségou, 240 km de Bamako, pour poursuivre ses études. Au cœur du royaume bambara, il apprit des vieux en bamana (bambara, langue locale) et poursuivit également ses études jusqu’à son baccalauréat en série littéraire pour se mettre dans les traces de son grand père, son illustre exemple. Au bout du compte, il sort nanti d’une maîtrise en droit international qui lui assure une place de … au Peace Corps International, une institution américaine.

 

La bonne ambiance et son poste au Peace Corps n’ont pas empêché le virus de la scène en lui à prendre le dessus. Olivier, fanatique de deux grands noms de la musique africaine, Lucky Dube et King Mensah se promet l’exploit : S’inspirer de ses racines culturelles africaines pour une carrière internationale. Pour preuve, il chante l’amour en anglais, bambara, en mina, en français.

 

Embrassant la carrière de ses envies, son premier titre I makan né néni (‘tu devrais pas m’insulter’) fait de lui en 2011 le premier artiste hip hop non malien chantant en bambara. Avec ce dernier, il bouscule toutes les prévisions en occupant la tête des classements des semaines durant. Depuis lors, Olivier enfonce le clou et devient cardiologue à sa façon. Suivront d’autres titres tels que Né mana miri (quand je pense), Ikako (Tu me plais), Heal my fever pour se confirmer apporteur de solutions aux problèmes de cœur.

Advertisement