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International

Le Human Rights Watch épingle la Côte d’Ivoire avec un nouveau rapport.

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L’armée Ivoirienne mise à nue. Le rapport de Human Rights Watch publié lundi 19 novembre l’affirme sans l’ombre d’une hésitation : l’armée ivoirienne a multiplié les violations des droits de l’homme en réaction aux attaques commises par des groupes armés à partir du mois d’août. Des exactions qui, selon l’ONG, risquent de “replonger la Côte d’Ivoire dans le conflit”.


En Côte d’Ivoire, les rapports concernant l’armée nationale se suivent… et se ressemblent. Le dernier en date provient de Human Rights Watch (HRW), qui affirme, dans un document de 80 pages publié lundi 19 novembre, que les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) ont commis des atteintes « généralisées » envers les droits de l’homme après une vague d’attaques perpétrées entre août et octobre.


Notons que les exactions décrites concernent « des arrestations arbitraires, des détentions illégales, des actes d’extorsion, des traitements inhumains et, dans certains cas, des actes de torture », énumère le rapport, intitulé « Bien loin de la réconciliation : répression militaire abusive en réponse aux menaces sécuritaires en Côte d’Ivoire  ».

« Depuis avril 2012, au moins 50 personnes, dont de nombreux civils, ont été tuées pendant ces attaques » contre les FRCI, écrit HRW, qui juge « crédibles » les accusations des autorités contre les pro-Gbagbo, dont certains éléments sont suspecté de complot contre la sécurité de l’État.


 
Le HRW poursuit aussi que la « répression » qui a suivi « a été marquée par des actes rappelant les crimes graves commis pendant la crise postélectorale de 2010-2011 » le HRW a effectué une mission de trois semaines à Abidjan entre août et septembre et dit avoir recueilli cinq témoignages de personnes ayant été victimes de tortures dans un camp militaire de la capitale économique.


En clair, ce sont toujours les mêmes responsables militaires qui sévissent en toute impunité.
« La torture en tant que telle ne semblait pas être systématique », indique cependant HRW qui souligne que les exactions ont été commises « dans certains cas sous des commandants précédemment identifiés comme responsables d’abus brutaux » durant la crise de 2010-2011.

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