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International

La Tunisie renoue avec la violence

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Pour la deuxième journée consécutive, des heurts ont éclaté entre manifestants et forces de l’ordre, mercredi 28 novembre, à Siliana, en Tunisie. Le bilan provisoire faisait état de plus de 150 blessés, selon une source hospitalière. Des échauffourées encore entre les manifestants de Siliana et les forces de l’Ordre.

 

Quelques milliers de manifestants se sont rassemblés dans la matinée pour poursuivre la grève générale entamée la veille, afin d’exprimer leur ras-le-bol de la pauvreté persistante et leur volonté de voir le gouverneur de la région, Ahmed Zine Mahjoubi, quitter son poste. Ce dernier est critiqué pour son incapacité à relancer l’économie et le développement des infrastructures.

 

Ils exigeaient également la libération de 14 personnes arrêtées lors d’une première grève générale en avril 2011, et dont le jugement se fait toujours attendre. Un médecin de l’hôpital de Siliana, ville située à 120 km au sud-ouest de Tunis, a indiqué que plus de 150 manifestants étaient traités dans son établissement suite aux affrontements qui ont éclaté entre forces de l’ordre et manifestants. Quatre autres personnes blessées ont été transférées vers la capitale a indiqué le médecin, sans toutefois préciser la gravité de leurs blessures.

 

Hier dans l’après-midi, la violence montait. les affrontements se poursuivaient toujours, les manifestants lançant des pierres et les policiers de la garde nationale faisant usage de gaz lacrymogènes. Des chars blindés circulaient dans les rues, alors que des manifestants avaient réussi à en bloquer certains avec des barricades. « Les habitants de Siliana les plus touchés par la pauvreté ne se mettront jamais à genoux », a déclaré le secrétaire général du bureau régional de la centrale syndicale à Siliana, Néjib Sebti, ajoutant qu’ils étaient prêts à donner leur vie pour la défense de leurs droits. Et d’ajouter que les forces de l’ordre avaient tiré des coups de semonce et usé de gaz lacrymogène et de balles faites d’une matière encore non identifiée.

 

Coté pouvoir, le ministère de l’intérieur n’a pas souhaité commenter ces événements, tandis que le cabinet du Premier ministre a déclaré être préoccupé par les manifestations dans les lieux publics de Siliana. Il a aussi déploré le recours à la violence des protestataires à l’encontre des forces de l’ordre, de même que les tentatives d’endommager les biens publics et de s’en prendre aux sièges de la souveraineté. Le bilan provisoire fait état de 150 blessés selon une source policière.

 

Firmin Teko-Agbo

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