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Ghana : Le ministère de la Justice victime d’une piraterie

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Le ministère ghanéen de la Justice et le site officiel du Procureur général ont été piraté par un groupe de pirates argentins qui se réclament du nom de pirates patriotiques argentins. Le groupe promet des attaques de grandes envergures si le navire reste toujours en captivité.

Des raisons de cette piraterie, le groupe a révélé dans un courrier avoir pris cette initiative  pour protester contre le refus des autorités ghanéennes de libérer le navire ARA Libertad détenu depuis le 2 octobre au port de Tema.

 

Après cette première attaque qui sert de guise  d’avertissement, les pirates argentins promettent d’intensifier leurs actions si rien n’est fait pour donner une satisfaction à leur demande. A cet effet, dans leur courrier adressé au peuple ghanéen, ils avertissent que « Si vous (se référant au Ghana) refuser de libérer notre frégate La Libertad dans  trois jours, nous allons faire régner l’enfer sur vous. Nous allons attaquer tous vos sites web gouvernementaux, toutes vos banques, vos bourses, toutes vos compagnies minières et  pétrolières, vos compagnies d’électricité et d’eau et nous publierons sur internet tous vos documents bancaires personnels, ceux domicilies au Ghana et à l’étranger ».

 

Pour mémoire, le navire argentin a été arrêté en début octobre à port de Tema après qu’un tribunal a tranché en faveur du NML Capital, une filiale américaine du groupe hedge fund Elliot Capital, groupe à qui l’Etat argentin doit verser une dette de  370 millions de dollars.

 

Loin de se mêler à une décision judicaire, le gouvernement ghanéen a dès le début de l’affaire laissé la justice faire son travail. L’Argentine a, par la voix de sa Présidente Madame Cristina Fernandez, trouvé que l’appel des créanciers à saisir le navire est illégitime car c’est un bâtiment militaire. De ce fait, l’Argentine a estimé que la saisie du bateau par le Ghana viole le droit maritime international. Après l’expiration d’un ultimatum le 13 novembre dernier, l’affaire a été portée devant le Tribunal international du droit de la mer (TIDM) pour qu’il départage les deux pays.

 

Mais sans attendre la  délibération de cette juridiction internationale, on ne sait pas pourquoi des argentins ont décidé de passer outre pour faire des chantages au Ghana. En tout cas sur place à Accra, des ghanéens appellent leurs autorités à la vigilance et si possible saisir l’ONU car cette piraterie équivaudrait à une agression.

 

CA

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