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Société

Message du Secrétaire général de l’ONU à l’occasion de Journée internationale de la fille

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Chaque 11 octobre le monde entier célèbre la journée de la fille. Cette année, ce 11 octobre où se commémore cette journée bien des activités vont encore marquer cette date pour attirer l’attention du monde sur les droits des jeunes filles victimes d’abus et d’injustices sociales.

C’est depuis 2007 que PLAN lutte contre les discriminations faites aux filles à travers le monde, qu’il s’agisse d’éducation, de travail, de violences ou de traditions familiales. Et il aura tout de même fallu attendre 2012 pour que l’ONU décrète cette journée du 11 octobre comme première journée internationale des filles.

A l’occasion de la journée de cette année, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies s’adresse à travers un message, au public en invitant principalement ’’les gouvernements, les familles, les responsables communautaires et les chefs religieux, la société civile, le secteur privé, les familles et en particulier les hommes et les garçons, à promouvoir les droits des filles, notamment grâce à la mise en œuvre des conventions pertinentes, de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing et du Programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement’’.

 

Message du Secrétaire général à l’occasion
de la Journée internationale de la fille

 

Les filles sont victimes, tous les jours, de discrimination, de violence et de sévices partout dans le monde. C’est cette situation alarmante qui a motivé la proclamation de la Journée internationale de la fille, nouvelle célébration organisée à l’échelon mondial pour faire comprendre qu’il importe de donner aux filles les moyens de contrôler leur destinée et de garantir l’exercice de leurs droits fondamentaux.

 

Investir dans les filles est un impératif moral, une simple question de justice et d’égalité. C’est aussi une obligation aux termes de la Convention relative aux droits de l’enfant et de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, et un aspect essentiel de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, de la promotion de la croissance économique et de l’édification de sociétés pacifiques et solidaires.

 

En cette journée inaugurale, l’Organisation des Nations Unies concentre son attention sur la question du mariage des enfants. À l’échelon mondial, environ 1 jeune femme sur 3, âgée de 20 à 24 ans – soit environ 70 millions – était mariée avant l’âge de 18 ans. Malgré une baisse de la proportion d’enfants mariées au cours des 30 dernières années, le problème persiste, en particulier dans les zones rurales et parmi les populations les plus pauvres. Si la tendance actuelle se poursuit, à peu près 150 millions de filles auront été mariées avant leur dix-huitième anniversaire au cours de la prochaine décennie.

 

Le mariage des enfants est synonyme d’avenir bouché. Il compromet la santé des filles, les expose davantage à la violence et aux abus et est à l’origine de grossesses précoces et non désirées, qui représentent souvent un risque mettant leur vie en danger. Les enfants nés de mères âgées de moins de 18 ans ont 60 % plus de risques de mourir dans leur première année de vie que ceux dont les mères ont plus de 19 ans.

 

L’éducation est l’un des meilleurs moyens de protéger les filles contre le mariage alors qu’elles sont encore des enfants. Lorsqu’elles peuvent rester à l’école et éviter d’être mariées à un jeune âge, les filles peuvent jeter les bases d’une vie meilleure tant pour elles-mêmes que pour leur famille. Et si elles ont déjà été mariées jeunes, l’accès à l’éducation, aux possibilités économiques et aux services de santé, y compris de prévention du VIH, et de santé procréative et sexuelle, leur permettra d’enrichir leur vie et d’améliorer leurs perspectives d’avenir.

 

J’invite instamment les gouvernements, les familles, les responsables communautaires et les chefs religieux, la société civile, le secteur privé, les familles et en particulier les hommes et les garçons, à promouvoir les droits des filles, notamment grâce à la mise en œuvre des conventions pertinentes, de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing et du Programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement. Laissons-nous guider par le thème retenu pour la célébration d’aujourd’hui – « ma vie, mes droits, fini le mariage d’enfants » – et assumons le rôle qui nous revient pour permettre aux filles d’être des filles, et non pas des épouses.

 

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