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Le 14ème Sommet de Francophonie s’ouvre demain

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Ce vendredi, s’ouvre le XIVème sommet de la Francophonie. Dans toute l’histoire de la Francophonie, jamais un sommet n’aura suscité autant d’attention ni cristallisé tant de tensions diplomatiques.
 
« Depuis la première édition, en 1986, nous sommes allés dans toutes les régions francophones, mais jamais en Afrique centrale. Celle de 1991 devait se tenir à Kinshasa [cela n’a pas été le cas en raison de la crise dans le pays, NDLR], je suis donc heureux que ce projet aboutisse », explique Abdou Diouf, le secrétaire général de la Francophonie, qui se dit tout à la fois heureux et soulagé. Il y a de quoi, tant l’accouchement fut difficile.
 
 
La lente agonie du Zaïre, la guerre dans une RDC sortant péniblement du chaos, puis une laborieuse reconstruction ont eu jusqu’alors raison d’une évidence démographique. Cet immense espace allant des forêts du bassin du Congo jusqu’aux savanes de l’Afrique australe, des côtes de l’océan Atlantique jusqu’aux rives du lac Tanganyika, est le pays francophone le plus peuplé au monde, avec plus de 70 millions d’habitants. Il se devait donc d’accueillir cette grand-messe.
 
 
L’invitation a été finalement lancée par le président, Joseph Kabila, lors du précédent sommet de Montreux, sur les bords du lac Léman, en octobre 2010.
 
 
Après sa victoire à l’élection présidentielle de mai 2012, François Hollande semblait être sur la même ligne que son prédécesseur. Depuis ses bureaux parisiens, avenue Bosquet, Abdou Diouf se mue alors en arbitre. « Un sommet de la Francophonie sans le chef de l’État français était impensable », reconnaît-il aujourd’hui. « L’inquiétude a été vive », ajoute un fonctionnaire de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF).
 
 
Il faut souligner que début juillet, Raymond Tshibanda, le ministre congolais des Affaires étrangères, entreprend une tournée européenne. Et déclare à Jeune Afrique : « Hollande à Kinshasa, j’y crois. » Sauf qu’au même moment un communiqué du Quai d’Orsay dresse la liste des conditions : « des progrès concrets » dans le domaine des droits de l’homme et la transparence électorale.
 
 
Le 7 juillet, dans son bureau du Palais de la nation, Joseph Kabila se fâche et laisse entendre qu’il préfère renoncer à cet événement plutôt que d’obtempérer aux oukases parisiens.
 
Firmin teko Agbo
 
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