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Des Pro-Gbagbo transférés de la prison d’Abidjan vers d’autres centres de détention

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Une nouvelle qui suscite des remous en Cote d’Ivoire. La Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) a vu sortir, mardi 30 octobre, quarante de ses détenus, parmi lesquels beaucoup de militaires proches du président déchu Laurent Gbagbo.
 
 
Ils ont été transférés dans d’autres centres de détention de Côte d’Ivoire. Dans ce groupe figure notamment l’amiral Vagba Faussignaux, une figure de l’appareil sécuritaire de l’ancien régime, détenu depuis environ un an et demi et en attente de son procès.
 
 
Tout de suite la reaction de la FIDH n’a pas tardee. La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) a dénoncé dans un communiqué, mardi 30 octobre, l’existence de lieux de détention illégaux en Côte d’Ivoire. L’organisation explique également avoir constaté des cas de disparitions forcées et de torture et affirme avoir enregistré des dizaines de violations des droits de l’homme.
 
 
Condamnant les attaques qui ont visé les forces de sécurité depuis août, la FIDH regrette que le climat de violence ait justifié le retour de l’armée dans le dispositif sécuritaire intérieur, au détriment des droits humains. Elle relève notamment l’attaque, en juillet dernier, contre le camp de déplacés de Nahibly, qui abritait notamment des membres de l’ethnie guéré considérés comme pro-Gabgbo. « Selon les informations en notre possession, six hommes ont été exécutés sommairement par des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) à la suite de l’attaque », précise le communiqué, qui ajoute que deux éléments des FRCI se seraient enfuis vers le Burkina Faso après la découverte d’une fosse commune.
 
 
« Pour des raisons sécuritaires, le gouvernement a estimé qu’il fallait répartir les prisonniers sur d’autres sites », a expliqué devant la presse le Premier ministre, Jeannot Kouadio Ahoussou, à l’issue d’un séminaire du gouvernement, ajoutant : « L’État a la responsabilité de sécuriser les détenus, et la loi permet de les répartir dans d’autres prisons ».
 
 
Firmin Teko Agbo
 
 
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