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Société

Citoyenneté : le recyclage des sachets plastiques, un geste écolos pour sauver notre environnement

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Depuis quelques décennies, l’environnement de notre pays et surtout celui de la capitale Lomé sa belle cité n’est plus bonne à vivre. On note une pollution de plus en plus aggravée par l’usage des emballages plastiques non biodégradables dans l’atmosphère, l’une des pires menaces écologiques. Ces plastiques constituent une menace à l’environnement humain. Son utilisation est multiple à la maison, dans les services, pour contenir les achats et rendre des services. Sa destination finale après tout ces usages ou services rendus, c’est de rester dans la nature où il est jeté au sol. Un tour dans les quartiers Dogbéavou, Amfamé et quelques autres de la capitale et le constat laisse à désirer.

 

Il faut noter que les plastiques durent entre 300 et 400 ans avant de se désintégrer complètement dans le sol et la catastrophe liée à l’utilisation du plastique aujourd’hui sur l’équilibre écologique est sans précédent et constituent un véritable danger pour les animaux, l’être Humain, l’agriculture et tout les activités liées au sol. Il a été constaté que des poulets et moutons élevés meurent d’occlusion stomacale après avoir confondu des bouts de plastiques à des vers de terres sans oublier les inondations et autres catastrophes qu’occasionnent ces déchets depuis quelques années.

 

Il faut noter en outre que les sachets plastiques sont aussi en partie responsables de la pénurie d’eau. L’explication nous permet d’affirmer que l’assèchement des puits et forages est la conséquence d’une mauvaise gestion des plastiques usagers qui, enfouis sous le sable, empêchent l’eau de s’infiltrer dans le sol pour atteindre les nappes phréatiques.

 

Les plastiques jetés sur les terres fertiles entraînent leur dégradation. Ils sont aussi vecteur de maladies ; en effet, les sachets brûlés ou contenant des aliments chauds dégagent de la dioxine, un gaz toxique qui s’attaque aux poumons ou aux hormones provoquant ainsi des cancers et des malformations chez les nouveaux nés. La stagnation des eaux de pluie provoquée par les plastiques jetés au sol crée des gîtes larvaires pour les moustiques d’où la prolifération du paludisme, une maladie tropicale qui tue un enfant toutes les jours dans notre pays. 

 

Le dépôt des sachets plastiques dans les caniveaux est un obstacle à l’écoulement des eaux. Il en résulte une situation d’insalubrité qui est une porte ouverte aux maladies diarrhéiques, notamment le choléra.

 

Forts de leurs longévités, les sachets plastiques s’accumulent dans le sol pour former des couches successives. Le sol devient donc instable et il en résulte des glissements de terrain comme ce fut le cas dans nombres de pays du tiers monde où on a eu à déplorer des morts.

 

La liste des conséquences de la mauvaise gestion des plastiques est très longue ; allant de l’impact sur la santé humaine à l’impact sur notre milieu de vie c’est-à-dire sur les cadres naturel, bâti, social et économique. Mais nous ne devons pas considérer que les fléaux engendrés par la mauvaise gestion des sachets plastiques sont une fatalité pour nous. Il est possible de remédier à nuisances provoquées par les plastiques en limitant notre consommation de sachets plastiques et encourager les uns les autres au recyclage sachets et manifester un désir de protéger notre beau pays le Togo.

 

Emmanuel Vitus

 

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