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Au Niger et les otages et leurs ravisseurs ont été localisés

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Ils ont été dans le nord-ouest du Niger  dans la zone entre Agadez, principale ville du nord, et la frontière malienne, les ravisseurs des six otages enlevés dimanche soir étaient toujours traqués, mardi 16 octobre, par les forces de sécurité nigériennes, a affirmé à l’AFP un élu d’Agadez joint par téléphone depuis Niamey. « Tous les moyens aériens et terrestres sont mis en branle pour les trouver », a-t-il assuré.



 

Concomitamment, on en a appris un peu plus sur les conditions dans lesquelles cinq Nigériens et un Tchadien ont été enlevés. Ils appartiennent à l’ONG nigérienne Befen (Bien-être de la femme et de l’enfant au Niger) et à l’ONG tchadienne Alerte-santé. Selon un responsable de la préfecture de Dakoro, les ravisseurs recherchaient un anthropologue italien ayant travaillé pour Médecins sans frontières (MSF). « Tous les témoignages concordent : les ravisseurs, au nombre de onze, sont allés directement dans la maison où l’Italien devait passer la nuit ce dimanche. Dès qu’ils ont débarqué, ils ont discuté en arabe avec le gardien, lui demandant où était le Blanc », absent de son logement ce soir-là, a-t-il déclaré.

 

En djellabas, gilets pare-balles et turbans, les hommes armés se sont « rués dans la maison voisine où ils sont tombés sur les humanitaires, qu’ils ont embarqués manu militari », a ajouté ce responsable. Qui précise que l’Italien a été transféré dans un « lieu sûr » à Maradi, 3e ville du pays ville située au sud de Dakoro.

 

Soulignons que les Autorités nigériennes écartent la piste jihadiste. Le cabinet du Premier ministre Brigi Rafini a affirmé lundi que « cet acte s’apparente plus à un règlement de comptes qu’à un enlèvement », a affirmé lundi le cabinet du Premier ministre Brigi Rafini. Mais Sanoussi Jackou, homme politique et ressortissant de Dakoro, a évoqué sur une radio locale une possible « infiltration d’éléments terroristes » pendant la « Cure salée », fête des éleveurs célébrée fin septembre à Ingal, dans la région d’Agadez.

 

La nouvelle du rapt des humanitaires préoccupe les ONG opérant dans la zone. « Il faut reconnaître tout de même que le phénomène de rapt prend désormais une nouvelle tournure. On sent maintenant que personne n’est épargné », a estimé source au sein d’une ONG étrangère opérant dans le secteur de Dakor. L’heure n’était pas venue de fermer son bureau sur place, a-t-il toutefois souligné.

 

Firmin Teko Agbo

 

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