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Société

Togo : Toilettes publiques, l’une des solutions pour la gestion contrôlée du problème de l’insalubrité à Lomé

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Le problème de l’insalubrité dans les capitales africaines, en particulier celles de la sous région ouest africaine n’a cessé de susciter indignation et colère tant au sein des populations que des organisations œuvrant pour la protection de l’environnement qui appellent à la mise en œuvre de solutions adéquates. Lomé, la capitale togolaise n’est pas du reste. Fort heureusement, cet appel semble aujourd’hui trouver échos favorable auprès des entrepreneurs privés que des instances gouvernementales. Ainsi, de plus en plus d’actions sont entreprises dans ce sens. Parmi elles, l’on peut citer l’installation de toilettes publiques qui contribuent énormément au maintien d’un environnement sain.

 

Jadis reconnue pour la propreté de ses rues et ruelles, Lomé la capitale Togolaise a, depuis le début des années 90, perdu de son rayonnement et de sa splendeur.L’exode rural, l’urbanisation anarchique d’où le développement de quartiers précaires, voilà autant de facteurs qui ont favorisé ce phénomène.

En effet, nombreux sont les quartiers de Lomé où l’on peut noter une insalubrité ambiante. L’une des causes de cette insalubrité tant décriée réside dans le manque de toilettes publiques, ce qui naturellement engendre bien de conséquences néfastes pour la santé.

En guise de solutions, certains optent pour des affiches ou inscriptions de nature « Interdit d’uriner et de déféquer ici sous peine d’amande 5 000f ». Toutefois, force est de constater que cette méthode n’a jusqu’ici pas produit les résultats escomptés.

Depuis quelque temps, de nouvelles approches afin de résoudre ce problème sont mises en œuvre. Parmi elles, l’installation de toilettes publiques à divers endroits de la ville de Lomé, répondant ainsi au problème que rencontraient les riverains lorsqu’ils éprouvaient le besoin de se soulager.

Ces toilettes ont l’avantage d’être accessibles au citoyen lambda financièrement parlant. En ce sens, Adjo, commerçante ambulante rencontrée au quartier Assivito nous confiera que les tarifs sont de « 25 f cfa pour ceux qui veulent uriner et 50f cfa pour ceux qui veulent aller à la selle ». Pour elle, cette initiative est à saluer dans la mesure où cela leur permet à elles, « femmes, d’aller aux toilettes tout en étant à l’abri des regards indiscrets », chose qui n’était pas possible auparavant et qui les « gênait énormément ».

Au-delà de l’avantage susmentionné, ces toilettes contribuent à la limitation des risques de maladies telles le choléra, l’hépatite, et autres maladies diarrhéiques liées à la défécation à l’air libre qui constituent des facteurs de morbidité et de mortalité chez les jeunes enfants.

Si pour certains à l’instar de Adjo, cette initiative est la bienvenue, d’autres y sont hostiles. La principale raison évoquée reste le manque de propreté des toilettes publiques, avis que ne partagent pas forcément les usagers de ces toilettes.

Quoiqu’il en soit, il paraît évident que l’on ne peut aujourd’hui pas se passer des toilettes publiques. Par conséquent, il urge de sensibiliser les uns et les autres aux bonnes pratiques d’hygiène, garantes d’une bonne santé.

Junias H.

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