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Politique

Les organisations de défense de Droit de l’Homme dont la CNDH et le HCDH-Togo condamnent les actes de violences du samedi dernier à Lomé

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Suite à la montée au créneau des partis de l’opposition et associations dont les militants ont voulu manifester le samedi dernier à travers des marches de protestations et sit in, des scènes de violences et de courses poursuites enregistrées, ont attiré l’attention de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH).

 

Cette organisation a déploré l’acte de violences commis par des jeunes proches du pouvoir et a fait sortir un communiqué pour condamner la vague de violences orchestrées. La Commission a rappelé que ‘’seul l’Etat, investi de la puissance publique, a le pouvoir d’interdire ou d’interrompre une marche qu’il jugerait potentiellement dangereuse pour la sécurité et l’ordre publics’’.

 

Rappelant à la retenue des uns et des autres, la CNDH a vivement souhaité que de telles pratiques souvent décriées soient découragées, dans la mesure où elles peuvent entraîner des réactions en chaînes incontrôlées aux issues imprévisibles et donc préjudiciables au climat social déjà précaire.

 

La CNDH invite également les organisations et partis politiques initiateurs de manifestations publiques à sensibiliser leurs militants et sympathisants sur des “comportements citoyens“.

 

Même son de cloche de la part de la Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme au Togo (HCDH-TOGO), qui a déploré les actes de violences qui ont émaillé la tentative de démarrage de la marche de samedi et n’a pas manqué d’inviter “tous les acteurs à respecter scrupuleusement la loi réglementant les manifestations publiques et le Gouvernement à continuer à en assurer la pleine jouissance et l’exercice par tous“.

 

Rappelons que cette marche qui devrait se tenir le samedi 15 septembre dernier était organisée par le Collectf ‘’Sauvons le Togo’’ conjointement avec l’ARC-EN-CIEL, tous deux constituant des regroupements d’associations de défense de Droit de l’Homme et certains partis politiques de l’opposition qui depuis quelques mois manifestent pour l’avènement de l’alternance avec comme exigence le départ de l’actuel président de la République Faure Gnassingbé au cours de cette année 2012 ou au plus tard en 2015.

 

Faut-il le rappeler, le président Faure a été élu démocratiquement en 2010, suite à l’élection présidentielle avec la majorité des voix qui lui ont renouvelé son mandat qui doit prendre fin en 2015. Cette exigence de départ immédiat du Président de la République n’est-elle pas trop corsée de la part de l’opposition ? La question se pose.

 

La Rédaction

 

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