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La tension gagne encore le Mali

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Le Mercredi dernier on se rappelle qu’une fusillade avait éclaté à Bamako au Mali. Ce qui pour certains révèle d’un climat de tension qui règne au sein de la police malienne. D’après le ministère de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, c’est « une promotion à titre exceptionnel de certains fonctionnaires de police à des grades supérieurs qui a fait l’objet de contestation au sein de la famille policière. »

 

Au terme de bilan, on peut dénombrer  deux blessés, dont un par balle. L’enquête ouverte au sein du GMS implique « une quarantaine de personnes », selon une source policière. Mais parmi les « contestataires » visés figurent, ajoute-t-on, des éléments réputés favorables au contrecoup d’État manqué du 30 avril dernier. Cette opération, entreprise par des éléments du régiment parachutiste des bérets rouges, impliquait également des éléments de la police et visait l’ex-junte du capitaine Amadou Haya Sanogo. Beaucoup d’éléments anti putsch ont été arrêtés ou enfermés. Une vingtaine ont tout simplement disparu. Selon une enquête d’Amnesty international, certains auraient été sommairement exécutés.

 

Soulignons que dans ce cadre, d’autres n’ont pas encore été inquiétés et restent en poste dans les garnisons, où les tensions sont vives. « Les suspicions entre éléments de la police existent depuis le mois de mai », explique le secrétaire général du syndicat de la police, Siméon Keita. Et la fusillade de mercredi dépasse sans doute la simple contestation de promotions internes, jugées illégitimes.

 

D’autant que ces derniers jours, le climat de méfiance a été exacerbé par une « lettre envoyée par l’armée » à la direction générale de la police, à la veille de la Fête nationale, le 22 septembre. Une attaque se prépare, met en garde le document.

 

Firmin Teko Agbo

 

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