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International

La presse pro-Gbagbo en difficulté

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Une situation compliquée pour la presse Ivoirienne. Du jamais vu. La durée de la suspension des six quotidiens pro-Gbagbo – décision rendue publique par le Conseil national de la presse (CNP), jeudi 13 septembre – est exceptionnelle.
 
 
Elle va d’une à deux semaines, selon les cas et concerne les quotidiens Le Temps, Aujourd’hui, Le Nouveau Courrier, Lg Info, Le Quotidien d’Abidjan et L’Alternative. Quant à Notre Voie, le journal du Front populaire ivoirien (FPI, de Laurent Gbagbo), il avait déjà été suspendu par le CNP jusqu’à samedi 15 septembre.
 
 
Quelle est donc la faute? Avoir publié en quatrième de couverture des photographies représentant Laurent Gbagbo et ses proches emprisonnés. Mais ce sont surtout les légendes qui posent problème : elles mentionnent les postes ministériels occupés par certaines de ces personnalités, pendant la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011. Et notamment que Gilbert Aké N’Gbo a été le Premier ministre de Laurent Gbagbo.
 
 
Or les nominations de ces responsables au gouvernement, qui datent du 6 décembre 2010, ont été déclarées nulles et non avenues par une ordonnance de Alassane Ouattara, en avril 2011.
 
 
Le CNP a donc estimé que les journaux adoptaient une attitude nuisant à la réconciliation nationale, en entretenant la thèse de l’existence de deux gouvernements en Côte d’Ivoire pendant la crise.
 
 
L’organe de régulation de la presse écrite ivoirienne condamne les quotidiens de l’opposition à une suspension de six parutions, et même à douze parutions pour L’Alternative, paru pour la première fois samedi dernier et qu’il estime être une reconstitution illicite de Notre Voie.
 
Firmin Teko Agbo
 
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