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Ghana : Koné Katinan, l’allié recherché de Gbagbo mis en liberté provisoire à Accra

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La justice ghanéenne s’est prononcée ce mardi 25 septembre 2012 en faveur d’une libération sous caution de Justin Koné Katinan, le porte parole en exil de l’ex Président ivoirien Laurent Gbagbo.

 

Des raisons ayant motivé cette libération, le juge Aboagye Tandoh, le président du tribunal a estimé que l’Etat se penche toujours sur la traduction en langue anglaise des documents transmis par la partie ivoirienne au fait d’inculper et d’extrader Katinan.

 

Après 3 comparutions en justice qui se sont soldées par un refus et un renvoi de l’examen de la demande d’extradition de Katinan vers la Cote d’Ivoire, le tribunal d’Osu à Accra s’est enfin prononcé pour une relaxation provisoire de l’ex ministre du Budget de Gbagbo. En contrepartie, la Cour a demandé que Katinan pays une caution de 50.000 Ghana cedis soit environ 14 millions de F cfa.

 

Dans leurs dernières confrontations juridiques le 13 septembre dernier au tribunal d’Osu, pendant que le ministère le public ghanéen qui agit pour le compte de l’Etat ivoirien soutenait la demande d’extradition et rejetait par la même la demande de mise en liberté de Katinan, Patrick Sorgbordzor l’avocat de la défense, lui autre soutenait le contraire. Pour ce dernier, en attendant que la justice cerne les contours de cette affaire, son client doit être remis en liberté car il est prêt à se soumettre aux conditions de cette demande même s’il faut qu’il se présente à la Police toutes les quatre heures.

Mis donc en liberté provisoire ce mardi à Accra, Katinan devra se présenter chaque quinzaine dans les locaux de l’agence de Sécurité ghanéenne (Bni) pour contrôle.

 

Rappelons que  Koné Katinan a été arrêté le 24 août dernier à l’aéroport de Takoradi au Ghana lors de son retour de l’Afrique du Sud. Passe plus de 48 heures dans les locaux de la BNI, son avocat a obtenu une ordonnance judiciaire pour qu’on lui dévoile les motifs de son arrestation.  On apprendra plus tard que les autorités ivoiriennes ont lancé un mandat d’arrêt international contre lui. Et de ce fait, la Cote d’Ivoire a demandé au Ghana d’extrader Katinan vers son pays la Cote d’Ivoire pour répondre des charges de crimes économiques qui sont retenues contre lui. Jusqu’ici la défense s’est érigé contre cette demande d’extradition et a brandit en dernier ressort le statut de refugié  politique qui couvre Katinan.

 

C.A.

 

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