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Justice

Problématique liée aux prisons togolaises . Des magistrats en atelier pour des solutions

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C’est un secret de polichinelle que les prisons togolaises semblent s’apparenter à un mouroir. Les autorités togolaises veulent en trouver des remèdes. Le vendredi 17 août dans la salle de conférence du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, les magistrats étaient en un atelier  pour se pencher sur la problématique. Cette rencontre est  organisée par le ministère de la Justice.

Etaient également présents à la cérémonie d’ouverture, les ministres de la Justice, de la Sécurité, et des Droits de l’Homme et la Représentante résidente du HCDH.

Selon les statistiques du ministère de la Justice, au premier semestre de cette année, il est dénombré 28 décès contre 76 contre  l’année 2011. Pour le Garde des Seaux, ministre de la Justice, Tchitchao Tchalim, le manque d’hygiène, l’insuffisance de produits pharmaceutiques et du personnel soignant dans les centres de détention,  l’insuffisance en qualité et en quantité de repas servis et surtout à l’engorgement expliquent les problèmes dans les prisons togolaises.

« En effet, sur le plan national, pour une capacité totale de 2720 places, nos établissements pénitentiaires abritent 4258 pensionnaires, chiffre du mois de juin, soit un taux d’occupation de 156% » lit-on dans le discours de Tchitchao Tchalim.

 « Selon ‘’Atlas de la torture’’, et les standards internationaux, lorsque dans un pays, le nombre de personnes non encore jugées est supérieur à 30% des détenus, la justice pénale ne fonctionne pas » a-t-il renchéri.

Au cours de cette rencontre d’une journée, les participants se sont parvenus de mettre en application les solutions à l’instar de la la possibilité d’enfermement de l’instruction criminelle et correctionnelle dans un délai impératif court et raisonnable, de l’institution d’une permanence pénale à tous les niveaux,  de l’opter systématiquement pour la libération provisoire entourée de garantie de contrôle judiciaire sévère et ou de caution, dans nombre d’infractions à savoir atteintes aux biens, à l’honneur, violences mineures et toutes autres infractions.

D’ici à la fin de l’année, le nombre des détenus pourrait être réduit d’au moins de 50%, promet-on.

Ametbao

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