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Politique

Quand la démission de Fossoun Hongbo alimente les rumeurs

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La nouvelle de la démission du premier Houngbo et de son gouvernement 11 juillet continue de susciter des réactions tant dans la presse togolaise que sur les réseaux sociaux. Pour certains, cette démission est stratégique, pour d’autres elle consacre les conséquences des difficultés de l’homme à encadrer ses ministres. Au delà de toutes ses rumeurs provenant des sources difficilement vérifiables, il faut préciser que la démission d’un premier ministre à quelques mois d’une échéance électorale est dans l’ordre normal des choses dans une démocratie.

La démission de M. Fossoun Houngbo de la primature a donné de la matière à la presse togolaise qui depuis quelques jours est en manque de sujets accrochant. Chaque organe prétend selon ses sources détenir les raisons de cette décision de l’ancien Directeur Afrique du PNUD. Le quotidien Liberté titre sur la page d’accueil de son site, « Gilbert Fossoun Houngbo poussé à la démission par l’aile dure du régime ». Il explique qu’ « Entre-temps, l’ordre était venu de Faure Gnassingbé ordonnant le maintien de ces jeunes en détention. Gilbert Fossoun Houngbo a reçu ce coup comme la pire humiliation de sa vie et, ne voulant pas être le dindon de la farce, a jugé plus digne de rendre le tablier ».

« Y en a marre de tout ça ! Je démissionne si le Colonel Yotrofeï Massina ne sort pas du jeu-politique » aurait dit le premier ministre selon des sources dites de « MO5-Togo à la Primature ».

Rien de tous cela n’est vérifié, l’homme entretient de bonnes relations avec ses subordonnés et sa décision n’est ni une censure, ni une faiblesse comme l’indiquent certains organes et responsables de partis politique de l’opposition qui sont montés au créneau sur les radios de la capitale ce jour. Le premier ministre qui a été invité par le président de la République à expédier les affaires courantes a bien motivé les raisons de son départ selon des sources officielles. « Dans la nouvelle phase qui s’ouvre, avec la préparation des élections législatives, il est important que tous les courants représentatifs de la société togolaise soient associés à la gestion des affaires publiques ».

Une analyse scientifique de la situation politique actuelle, expliquerait pourtant cette démarche politique de M. Houngbo. A quelques mois des élections, il est normal que le chef de l’Etat procède à de nouvelles consultations afin que « tous ceux qui le souhaitent apportent dans un esprit constructif leur contribution à la consolidation de la relance économique et à l’affermissement de l’Etat de droit et d’une démocratie consensuelle, ouverte à tous ». En plus cette décision donnera la chance aux membres du gouvernement pressentis candidats dans leurs fiefs de bien s’organiser.

Source:peuplevision

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