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Le Ministre Fabius à Dakar/ Le Mali, sujet évoqué avec le Président Sall

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Il y a possibilité d’intervention militaire au Mali, c’est ce qu’on pouvait noter dans les propos du Ministre Français des Affaires étrangères. Après le Niger et le Burkina Faso, cap sur le Sénégal. Le ministre français des Affaires étrangères est arrivé ce vendredi soir au pays de la Teranga. Entamée la veille à Niamey, la tournée ouest-africaine du chef de la diplomatie française s’est poursuivie à la capitale sénégalaise après une visite de quelques heures à Ouagadougou. Au cours de son entretien avec le président Macky Sall, Laurent Fabius n’a pas exclu une intervention militaire dans le Nord-Mali.

Dans la matinée du Samedi, Laurent Fabius s’est entretenu pendant environ une heure au palais de la République avec le président Macky Sall. « Tout est réuni pour une nouvelle et excellente page dans les relations entre le Sénégal et la France, se félicite le ministre français des Affaires étrangères à la sortie de l’audience. Que ce soit sur le plan bilatéral ou sur le plan multilatéral, nos analyses, nos orientations, nos décisions sont tout à fait convergentes. Je suis sûr que nous allons pouvoir construire de belles et utiles choses ensemble, déclare-t-il »

Comme avec les présidents nigérien et burkinabè, Mahamadou Issoufou et Blaise Compaoré, Laurent Fabius a longuement évoqué la situation du Mali avec Macky Sall. D’entrée, le chef de la diplomatie française salue devant la presse « le retour du président Traoré à Bamako ». Selon lui, la solution passe par « un triangle : démocratie, développement, sécurité ». « Démocratie, c’est l’effort qu’est en train d’accomplir, avec je l’espère le concours de tous, le président Traoré pour avoir un gouvernement de large union qui fasse appel à la bonne volonté des uns et des autres. Ce gouvernement démocratique, large, est nécessaire si l’on veut retrouver les chemins du développement surtout que le Mali a à faire face à une situation humanitaire très compliquée en ce moment », appelle de ses vœux Laurent Fabius. Et de prévenir : « Mais, tout ceci n’est possible que si vous avez la sécurité. La sécurité à la fois au Sud et la sécurité dans l’ensemble du Mali, dont l’intégrité doit être respectée ».

Il faut ajouter que le chef de la diplomatie française n’exclut pas d’employer la force. « Les groupes terroristes regroupés sous l’étiquette AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique, ndlr) ne peuvent pas être acceptés compte tenu de la menace qu’ils font peser sur le Mali bien sûr, sur l’ensemble de la région et de façon générale sur l’ensemble des démocraties », met-il en garde. « La France entend jouer un rôle de facilitateur. S’il se trouve, et c’est fort probable, que le groupe terroriste AQMI maintient ses positions et ses pratiques, qui sont inadmissibles, et bien il faudra que le moment venu cette question soit réglée comme elle doit l’être, par les Africains d’abord », souligne Laurent Fabius.

« Il est donc nécessaire que les forces du Mali se reconstituent et que les pays voisins qui veulent partager à cette action se rassemblent. Et puis, il faut évidemment que l’ensemble de la région et la communauté internationale apportent leur soutien. Et, c’est là que la France joue son rôle de facilitateur, non pas à la place des Africains, il n’en est pas question, mais au soutien des Africains et pour la paix. », explique le ministre français des Affaires étrangère.

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