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Politique

Gros Plan sur la gestion du gouvernement Houngbo ces quatre dernières années

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Après 4 ans de gestion à la tête du gouvernement, l’on se rappellera des toutes premières heures de Gilbert Fossoun Houngbo à la primature togolaise, des souvenirs marqués par plusieurs évènements. Arrivé à la tête du gouvernement le 7 septembre 2008 suite a un décret présidentiel, Gilbert Fossoun HOUNGBO, fonctionnaire du système des Nations Unies, devient premier ministre de la République Togolaise en remplacement de Komlan Mally. Ainsi démarra une nouvelle politique avec plusieurs défis à relever. En technocrate averti, l’homme s’entoure de plusieurs intellectuels compétents et expérimentés pour faire la politique autrement et relever la courbe de croissance du pays.

Un gouvernement que la plupart des observateurs ont qualifié de «gouvernement de mission». Une mission qui va s’illustrer à travers de grandes reformes entamées à tous les niveaux de la vie de l’Etat.

Economie – Finance – Commerce

Le gouvernement en mettant en place un ministère du Commerce et de la Promotion du Secteur privé, a misé très tôt sur le développement des initiatives privées, pour soutenir la croissance et assurer le développement du pays. Dans le cadre de la mondialisation de ce secteur, la cour d’arbitrage du Togo (CATO), le Guichet Unique pour les formalités de création d’entreprise et le Guichet Unique pour le commerce extérieur sont devenus des priorités. Avec le gouvernement Houngbo et sous l’impulsion du chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé, la cour des comptes l’expression générale des finances et le contrôle financier ont été organisés et mieux renforcés dans leurs fonctions de contrôle et de suivi de l’exécution des opérations financières de l’Etat. Depuis 2008 jusqu’à 2012, soit bientôt quatre ans, l’ambition du gouvernement Houngbo a été d’opérer des changements dans tout les secteurs économiques, des résultats qui ont d’ailleurs permis au Togo d’atteindre le point de décision en 2009 et le point d’achèvement de l’initiative PPTE en décembre 2010. Un nouveau code des marchés publics conforme aux standards internationaux s’applique au Togo depuis janvier 2011.

Durant cette période et comme on peut le constater, la situation des finances publics s’est nettement améliorer et les reformes sont toujours encours afin de consolider la stabilité macroéconomique.

A l’actif de cette invincible équipe gouvernementale, l’on peut également citer l’environnement juridique et institutionnel des finances publiques qui est aujourd’hui assaini en conformité avec les règles de passation des marchés publiques désormais bien clarifiées et avec des institutions de contrôle bien remarquables à tous les niveaux. Disons que des bons ont été faits dans le cadre du désengagement de l’Etat et d’autres personnes morales de droit public, des entreprises publiques, la privatisation encours de quatre grandes banques nationales, UTB, BTD, BIA-Togo, BTCI et l’adoption d’un nouveau code des investissements en sont les preuves de cette volonté du gouvernement qui veut s’inscrire dans une logique d’assainissement de l’économie en général en des finances publiques en particulier.

Aménagement du territoire

Dans le domaine des infrastructures routières, le Togo qui jadis avait des routes datant de l’époque coloniale, consent d’énormes efforts pour la remise à niveau des réseaux de trafic existant et la construction de nouvelles infrastructures routières sur toute l’étendue du territoire Togolais. Ce chantier s’est étendu dans les zones rurales avec la construction de 50km de pistes rurales dans chaque préfecture du Togo. Objectifs, faciliter la fluidité de la circulation et des échanges commerciaux, le transfert des produits vivriers des zones enclavées vers les villes, base incontournable de toute relance économique.

Au niveau des trafics maritimes, le gouvernement a lancé la construction du 3è quai du port Autonome de Lomé pour une durée de 18 mois, évalué à 300 milliards de Fcfa. Avec cette extension, le Togo devrait disposer de l’une des plates formes portuaires les plus performantes en Afrique de l’Ouest, ceci pour permettre la liaison avec les pays du sahel et augmenter l’entrer des devises dans le trésor public. Le transport aérien pour sa part, a vu le lancement du projet de modernisation d’une nouvelle aérogare de 21.000 m2 à l’aéroport internationale Gnassingbé Eyadema de Lomé. Ainsi pour prévoir la saturation de ce dernier en 2020, le gouvernement a lancé les travaux d’aménagement d’un site de 3000 hectares à Tsévié, qui permettra la construction d’une nouvelle aérogare.

L’aménagement du territoire a été marqué par la construction de plusieurs rues dans la capitale togolaise, des rues équipées de caniveaux et des systèmes de canalisation et d’aménagement des basins de la lagune de Lomé. Résultat : la baisse du taux des inondations dont est victime le Togo ces dernières années.

Agriculture

Dans le secteur agricole, les actions du gouvernement ont été très visibles avec la relance au niveau des filières de rentes, café, cacao, coton, et la mise à la disposition des producteurs des équipements de production efficace et économique, la tenue chaque année du Forum des paysan, le lancement de plusieurs projets agricoles, dont le PNIASA, le CTOP, et d’autres projets de soutient aux agriculteurs . La mise en valeur du basin du mono, et plusieurs rizières ont permis au Togo de disposer désormais de sa marque de riz «Made in Togo» et une autosuffisance alimentaires depuis un quinquennat grâce aux efforts consentis par l’ANSAT dans la mobilisation des groupements agricole, la fourniture des équipements de travail et des prêts financiers aux agriculteurs. Ces mêmes efforts ont été consentis au niveau de l’élevage et la pêche.

Artisanat et Emploi

L’artisanat et l’emploi ont connu pour leurs parts des initiatives aux appuis de plus de 20000 jeunes , la création et l’inauguration de l’Agence Nationale pour l’Emploi (ANPE), la formation de plus de 3500 jeunes diplômés en entreprenariat, le recrutement de plus 14000 nouveaux agents dans la fonction publique, augmentation successive des salaires de 3% et 5% puis l’augmentation du SMIG à 35000 Fcfa en début d’années 2012 . L’artisanat de son coté a connu plusieurs mutations positives avec la formation et l’insertion professionnelle de plus de 1000 jeunes et le lancement du programme de volontariat Nationale, qui a vu le succès avec plus de 2000 jeunes diplômés lancés sur le terrain de l’emploi pour prendre contact avec le monde des emplois et renforcer leurs capacités afin d’éviter le chômage déguisés.

Energie et Mines

Le secteur de l’énergie pour sa part a beaucoup retenu l’attention du gouvernement. Comme action menée, l’on peut citer la mise en œuvre de la nouvelle centrale Thermique, l’électrification des zones transfrontalières et rurales avec près de 5000 ampoules. Dans le secteur des mines l’ambition est d’augmenter la production des phosphates à 1,6 million de tonnes et à 3 millions de tonnes en 2013 grâce au renouvellement de l’outil de production.

Communication

Au niveau de la communication, l’on peut noter la consolidation de la liberté de presse et des libertés fondamentales. Le Togo est passé 95ème rang (sur 167) en 2005 au 62ème rang (sur 175) en 2009 dans le rapport de Reporters Sans Frontière (RSF) sur la liberté de la presse la recomposition de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). Le financement du projet de 20 milliards pour la mise en orbite de la Télévision Togolaise et Radio Lomé. Le branchement du Togo sur la ligne WACS a permis l’augmentation du débit de connexion Internet et la baisse des tarifs de communication ces dernières années; tous ces efforts sont les preuves d’une ouverture du gouvernement à la presse et à la communication.

Politique et Démocratie

Au plan politique, l’on peut mentionner au passage, un climat démocratique apaisé avec la formation d’un gouvernement d’union avec l’opposition en 2010 et à création du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC). L’on note au total une quinzaine de dialogues et de consultations avec les leaders des autres formations politiques. La libération des prisonniers politiques et des travaux d’aménagement des prisons togolaises sont encours d’exécution avec la modernisation de la justice. L’on notera également que c’est au cours des efforts de ce gouvernement que plusieurs accords de coopération ont été rétablis et l’ascension du Togo au poste de membre non permanent au conseil de sécurité de l’ONU.

Le bilan global de ce gouvernement a connu des hauts et des bas, car plusieurs restent à faire dans divers domaines notamment, les fonctionnaires de la santé toujours en grève due aux conditions de travail et aux équipements vieillissants, l’enseignement supérieur avec tout son cortège d’étudiants qui aujourd’hui ont besoin de plus d’amélioration dans leurs systèmes éducatifs et l’augmentation de leurs allocations de secours vue le coût de la vie chère et du coût des hébergement en perpétuel accroissement. La consolidation de la démocratie pour sa part également regorge une fois encore de plusieurs coquilles vu le retard de la mise en œuvre des recommandations de la CVJR et de la CNDH, des recommandations dont tout le peuple togolais attend une mise en exécution.

La perfection n’étant pas de ce monde, et avec tout ces résultats, nombreux sont les togolais qui affirment aujourd’hui que le gouvernement Houngbo sous l’impulsion du chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé est a féliciter même si des détracteurs ne cessent de mettre les bâtons dans les roues de ce derniers. Gilbert Fossoun Houngbo et sa troupe quittent donc la primature par la grande porte avec beaucoup de satisfaction, fier d’une mission bien accomplie.

Emmanuel Vitus AGBENONWOSSI

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