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Politique

Nicolas Lawson : « Il y a déjà trop de morts »

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Nicolas Lawson le président du PRR dans un communiqué en date du 18 juin dont nous avons reçu copie dénonce l’attitude de certains leaders politiques de l’opposition qu’il juge « machiavélique et funeste». Il rappelle à chaque acteur de la société son rôle, invitant les journalistes au travail « sans égarement, avec probité et sans délire ». Voici l’intégralité du communiqué

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 18 JUIN 2012

A chaque période pré et post-électorale, la culture de la violence et de l’intolérance agite sans ménagement notre société. En 1958, l’élection pour connaitre celui et le parti, qui devaient diriger le gouvernement et proclamer l’indépendance nationale, avait provoqué un déchainement inouï de brutalité, de cruauté, de sévices, de fureur frénétique des partisans, de calomnie, etc. Depuis et à chaque élection, les névropathes congénitaux et les tartuffes politiques se coalisent pour empêcher l’immense majorité de notre peuple de vivre en paix, de s’émanciper et de se consacrer au développement économique du pays.

Le PRR appelle ceux qui font souffrir et languir les togolais dans la misère et leurs congénères, qui utilisent une fourbe jactance et se passent pour les principaux acteurs et les vrais opposants, à cesser leur jeu machiavélique et funeste. Il y a déjà trop de morts, trop de violences et trop de souffrance. Cela ne favorise qu’un gouvernement insidieux, pervers, de régression économique, d’instabilité politique et sociale et de misère publique. L’attitude mentale du manichéisme et du réductionnisme et sa conception diabolisante de ceux qui font appel à la rationalité sont responsables de nos malheurs et du retard de notre pays.

Toutes les révolutions ont accouché de nouvelles tyrannies et de longues instabilités. La pieuvre de l’extrémisme se nourrit des instincts grégaires de ceux qui souffrent et rejettent violemment les injustices sociales. Mais elle ne construit rien et parasite le corps social. Si nous comprenons la douleur et la colère de ceux qui sont ignorés, humiliés, méprisés et prolétarisés par le gouvernement de perversité tyrannique de Mr Faure Gnassingbé et de son incapable Premier ministre, notre rôle n’est pas d’exploiter leurs tares mais de proposer une politique alternative et de conscientiser le peuple pour l’amener à imposer sa volonté dans une élection libre, transparente et équitable. Aussi, aucune confusion ni aucune compromission n’est acceptable si nous voulons construire une société démocratique paisible, viable et tolérante. Les journalistes doivent jouer leur rôle sans égarement, avec probité et sans délire. Les associations doivent être apolitiques, s’occuper de la défense des droits humains et promouvoir l’utilité publique. Les partis politiques ont la charge de s’opposer au pouvoir et de favoriser l’alternance.

Le gouvernement actuel a notablement affaibli l’Etat et a aggravé les injustices sociales, les détresses morales, les indignités et les violations des droits humains et politiques les plus élémentaires. C’est le peuple togolais qui doit le sanctionner à travers une élection démocratique sans violence et sans fraude.
Après l’aventure désastreuse de Mr Gilchrist Olympio et de ses fidèles, le pays n’a plus besoin d’extrémistes. Le PRR travaille sans relâche à la formation d’un puissant mouvement citoyen éclairé, d’une insurrection des consciences qui aide le peuple à voter et à protéger l’expression de sa volonté afin d’engendrer une politique de reconstruction nationale, de liberté et de justice à la hauteur des exigences. Le chemin de l’espérance que nous cherchons à ouvrir en arrachant nos compatriotes à une apathie et à une résignation mortelles après les malheurs des années 90 et de 2005 ne doivent pas être exploités par quelques individus en mal de notoriété pour provoquer des violences et favoriser la contre-violence du pouvoir.
Le PRR dénonce le cours pervers actuel de la situation politique dans le pays et l’aveuglement tragique des protagonistes. Il rappelle les uns et les autres à la raison et à l’ordre. Puisque c’est le peuple qui détient la souveraineté, nous devons le seconder pour qu’il se prépare à voter dans l’ordre et dans la discipline. Si le pouvoir tente de frauder encore alors une insurrection populaire serait légitime et fatale. Dans une lutte dont l’issue doit apporter la démocratisation réelle de notre société, le bien commun et assurer l’unité de la nation et la paix, il est souverainement important de ne rien préjuger et d’apporter le flambeau des principes développés et appliqués par un raisonnement et une conduite mûrs et indépendants des personnes et des partis.
Au PRR, nous sommes rebelles au pouvoir anti-populaire et à tous ceux dont le comportement, les jargons et les masques entravent la paix sociale et le développement du pays. Nous exprimons notre fraternelle sollicitude à tous ceux qui souffrent de l’égarement aveugle de la classe politique et sociale.

Nous demandons au gouvernement de libérer ceux qui sont arrêtés et que ceux-ci se consacrent exclusivement à leurs rôles. Nous proposons au peuple togolais une voie politique de salut public et nous lui demandons de garder l’espoir d’un changement positif dès cette année 2012 et de faire confiance au PRR.

Nicolas LAWSON

Président du PRR

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