pub
Société

Ghana / Violence communautaire à Hohoe : La Coalition musulmane se met à l’avant garde

Advertisement

La Coalition de l’Organisation Musulmane du Ghana (COMOG) tout en appelant la Police à apaiser les tensions, condamne avec vigueur les affrontements qui ont opposé depuis le dimanche dernier les jeunes autochtones contre la communauté musulmane à Hohoe, une ville de la région du Volta, frontalière avec la région des plateaux au Togo.

Le bilan provisoire non officiel des violences fait état de quatre morts, du palais royal de Togbega Gabusu de Gbi rasé et d’importants dégâts matériels dans la ville. Les violences ont éclaté suite à l’exhumation du corps d’un chef imam que les autochtones ne voulaient pas qu’il soit enterré à Hohoe.

A Hohoe, règne un calme précaire depuis la nuit du lundi 11 juin 2012 en raison du couvre-feu qui a été imposé par les autorités régionales pour arrêter et prévenir d’autres dérapages.
Mécontentes d’avoir vu l’autorité de leur roi bafouée, celui qui a préalablement signifié à la communauté musulmane locale qu’il ne souhaitait pas que le corps de l’imam Alhaji Alhassan soit enterré à Hohoe à cause du mauvais comportement de certains des leurs, certains individus ont donné force à la loi.

Ces derniers sont allés déterrer le corps de l’imam pour le laisser à la merci de la nature. Et c’est cet acte qui a révolté les musulmans qui ont d’abord envahi la ville, bloquant les passages, vandalisant les locaux de l’hôpital de la ville et ensuite mettant à feu au palais royal. Pour riposter, les jeunes du milieu se sont attaqués aux boutiques et aux biens immobiliers appartenant aux musulmans. Le calme n’est revenu qu’après le déploiement des militaires du 66e Régiment d’artillerie sur les lieux. Pour éviter toute reprise des hostilités, un couvre-feu allant de dix-huit à six heures du matin a été décrété dans la localité.

Réagissant à la suite des ces heurts, Alhaji Mohammed Frimpong , le porte-parole du COMOG, a appelé la Police pour qu’elle traite cette affaire avec soin pour éviter des escalades car selon lui «certaines personnes se sont arrogées le droit d’exhumer le corps d’une personne très vénérée. Toute la nation doit se lever pour condamner un tel acte».
La spontanéité de ces violences meurtrières inquiète la Fondation pour la Sécurité et le Développement (FOSDA) qui exprime des craintes d’autant plus que le pays se rapproche des élections générales de 2012.

Au regard de ces incidents malheureux, le Réseau Ouest Africain pour la Consolidation de la Paix (WANEP) exhorte les ghanéens à accepter de vivre ensemble et ne pas blâmer les autres lorsque des problèmes se produisent. Le Chef des imams du Ghana, Cheikh Nuru Shaributu, a lancé un appel aux musulmans et en particulier ceux de Hohoe à faire preuve de retenue et de tolérance envers leurs frères des autres groupes ethniques.

CA

Togoportail, toute l’information à votre portée!

Advertisement