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Société

Ghana : Lomé ressuscite la ville ghanéenne d’Aflao

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Aflao, la ville frontalière ghanéenne avec Lomé, la capitale du Togo, a repris le cours normal de ses activités et de ses ‘‘business’’ en début de cette semaine du mois de juin 2012.

Les violents heurts qui avaient opposé forces de l’ordre et manifestants du Collectif Sauvons le Togo la semaine dernière dans cette capitale de l’Afrique de l’ouest ont eu raison de la paralysie des activités à Assigamé, lieu où viennent se ravitailler les commerçants ghanéens.

Intimement lié par des liens séculaires mais brisés par le partage colonial, Aflao, cette ville ghanéenne qui a subi de loin de plein fouet la récente crise de rue au Togo, commence à renouer avec ces activités socio-économiques au quotidien.

En effet en début de cette semaine, une investigation de part et d’autres des deux frontières, togolaise et ghanéenne, qui séparent Aflao de Lomé, on a pu constater que le flux des passagers aux postes douaniers, les activités du secteur informel et l’animation dans la ville a repris son train-train habituel.

Des commerçants ghanéens qui avaient dû précipitamment regagner Aflao pour certains, Accra et d’autres villes du Ghana pour les autres, commencent à revenir sur leur pas. Ils sont donc nombreux, ces commerçants, ces détaillants et ces grossistes qui débarquent au grand marché d’Assigamé pour faire leurs affaires.

Interrogé sur le pourquoi de leur absence et du relâchement dans leurs activités la semaine dernière, Ernestina, une femme d’affaire qui fait la navette entre Lomé et Accra a déclaré que les violences qui se produisaient dans la capitale togolaise ont obligé les boutiquiers d’Assigamé à maintenir les portes de leurs magasins fermés. Cette situation, poursuivra notre interlocutrice, a obligé les commerçants ghanéens à rebrousser chemin pour attendre des jours plus cléments avant de revenir.

Mais avec l’accalmie contrastée à Lomé depuis le début de cette semaine, les activités ont repris ce qui incite les commerçants ghanéens à revenir dans la capitale togolaise pour leurs affaires. Au delà de ce mouvement, c’est une nouvelle forme de vie qui est communiquée à Aflao, une ville dont le sort reste intimement lié au cours des événements au Togo et singulièrement sa capitale, Lomé.

Pour certains conservateurs autochtones d’Aflao, Lomé est une partie intégrante de leur vie socio- économique. Pour ces derniers, tant que Lomé vit, Aflao vivra.

C.A.

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