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Société

ZIMBABWE : Après le combat politique, Mugabe part en guerre contre les homosexuels

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Fidele à sa conviction, le Président zimbabwéen Robert Mugabe a réaffirmé le jeudi dernier à Harare au cours d’une rencontre portant sur la question des homosexuels et sur les droits de la femme que l’homosexualité n’a pas de droit de cité au Zimbabwe.
Pour Mugabe, le mariage de même sexe viole les droits de la femme et décourage l’union entre homme et femme, une relation nécessaire pour avoir des enfants. De ce fait, il a martelé que le Zimbabwe ne va pas inclure le droits des homosexuels dans la nouvelle constitution en cours d’élaboration.

Mugabé a fait cette mise au point à la suite de l’intervention de madame Navi Pillay, Chef de la section des droits humains à l’Organisation des Nations Unies (ONU) qui s’est référée à la criminalisation de l’homosexualité dans certains pays.

En marge de cette rencontre et peut être par coïncidence, Amnesty International a publié le jeudi dernier son rapport annuel sur les droits de l’homme, rapport dans lequel le Zimbabwe a été indexé comme un Etat qui continue de bafouer les droits de ses citoyens. Le rapport a noté l’aggravation de la discrimination en Afrique des personnes qui ont une orientation sexuelle différente de celle de la majorité. Aussi ce rapport a révélé qu’en octobre dernier deux hommes homosexuels ont été agressé à Harare après avoir leur interpellation par une foule. De plus, les militants du ZANU PF, le parti de Mugabe ont menacé à plusieurs reprises les avocats du couple homosexuel qui a reçu d’un tribunal le feu vert pour célébrer leur union.

En s’élevant contre les avocats de la cause homosexuelle dans son pays, Mugabe a seulement qualifié ceux qui s’adonnent à l’homosexualité comme des gens «inférieures aux chiens et aux porcs». Très remonté, celui qui a réussi à s’attirer le dédain de l’occident contre son pouvoir a rappelé à qui veut l’entendre que «quand un homme avoue qu’il veut se marier à un autre homme, nous au Zimbabwe, nous ne l’acceptons pas. Nous ne pouvons pas parler des droits des femmes à tous si nous allons dans cette direction. Il conduira à l’extinction». Sur ce, il a promis que les droits homosexuels ne vont pas être pris en compte dans la nouvelle constitution en cours d’élaboration.

Outre la question homosexuelle qui selon Mugabe viole les droits de la femme, il s’est aussi prononcé sur l’égalité entre femme et homme. En se basant sur les réalités de son terroir, le président a rappelé que « nos coutumes considèrent les femmes un peu inférieures aux hommes. Les hommes paient le bétail et de l’argent pour obtenir une femme. En retour, celles-ci doivent obéir ».

Les injonctions de l’occident sur certains pays africains pour légaliser l’homosexualité sous peine de rupture d’aide économique au développement sont devenues une pression que certains Chefs d’Etat ont refusé de cautionner.

Récemment, le Président John Atta Mills du Ghana, soutenu par son peuple, a répondu à David Cameron que le Ghana a sa propre culture et ne saura se laisser imposer une autre civilisation qui ira à l’encontre de ses valeurs.

C.A.

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