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Politique

La Françafrique : François Hollande peut-il couper cette relation incestueuse ?

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C’est un secret de polichinelle que les dictatures implacables qui régentent la plupart des pays africains ont de longues vies à cause des soutiens multiformes qu’elles bénéficient des différents présidents français. Beaucoup ont dénoncé et condamné ce système mais il est tellement précieux pour les politiques français qu’ils tentent par tous les moyens pour le perpétuer sinon pour masquer son influence. Le nouveau président français va-t-il mette fin à cette coopération (sic) entre les dictateurs africains et la cellule-Afrique de l’Elysée ?

Le dimanche 6 mai, la Gauche française avec François Hollande, est de retour au pouvoir avec celui qui quelques mois plutôt est surnommé monsieur 3%. Tous les projecteurs africains se sont donc braqués sur cet ancien Secrétaire PS en ce qui concerne sa capacité à rompre avec le cordon ombilical qui se trouve être la funeste Françafrique.
Déjà lors des campagnes présidentielles de 2007, le Président sortant, Nicolas Sarkozy, a promis la rupture définitive de ces « réseaux d’influences et d’accords secrets ayant longtemps caractérisé les relations entre Paris et ses ex-colonies ».

Mais nenni. Malgré le fait que les dossiers africains aient été très peu évoqués au cours de ces campagnes électorales, François Hollande a tout de même promis engager une rupture avec ce qu’il appelle « les vielles pratiques de la Françafrique ». Ce qui suppose que les mallettes et le Djembés ne transiteront plus des capitales africaines vers les chancelleries occidentales plus spécifiquement celle française.
Il argumente son changement en soulignant qu’il « ne tiendrait pas de discours comme celui, profondément blessant, sur l’homme africain, qu’a tenus Nicolas Sarkoky » en 2007 à Dakar dans lequel il explique les malheurs de l’Afrique par son retard dans l’histoire. Le Président socialiste croit qu’il est temps de « terminer avec les rapports de domination, d’influence et d’affairisme » parce qu’il sera « un président normal » non seulement pour ses compatriotes mais tout le monde puisque « la démocratie vaut partout dans le monde, et notamment en Afrique ».

Toutes ces promesses n’auront pas d’effet si la cellule –Afrique de l’Elysée n’est pas supprimée. A en croire un éditorialiste français, la nature du Président promet dans tous les cas une rupture d’avec les a priori de Sarkozy. Il est clair que la suppression en soi de cette institution élyséenne ne peut mettre fin à elle seule à ce réseau qui est source de malheurs des millions de personnes sous les Tropiques. Car la Françafrique est un instrument politique parallèle vieux de plusieurs décennies ayant des tentacules un peu partout.

Tout compte fait, François Hollande a tous les moyens pour rompre définitivement avec les relations françafricaines. Cela ne peut que réjouir un certain JeanMarie Bokel humilié parce qu’il a voulu signer l’acte de décès de Françafrique. Mais ne nous faisons guère d’illusion sur un changement brusque car ce commerce est tellement lucratif pour ces hommes complices du malheur africain. Alors wait and see.


AMETBAO


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