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Société

Droit du citoyen : Même les enfants déplacés ont des droits

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Le caractère précieux attribué à l’enfant semble contribuer à motiver certains parents (surtout ceux des milieux ruraux à revenus faibles) à considérer leurs enfants comme des êtres ‘’à valeur ajoutée’’, c’est-à-dire des sources potentielles de revenus pour eux. Cela se manifeste déjà dès le bas âge, période pendant laquelle les services de l’enfant commencent déjà par être sollicités par ses parents et par sa communauté. On lui fait faire de petits travaux sous le couvert de la transmission des valeurs éducatives (moins de 6 ans).

Nanti de ces valeurs, l’enfant, plus tard lorsque sa famille ou lui-même sera confronté aux difficultés de la vie, décide de son propre chef ou sous l’influence de ses parents de partir en quête de lendemains meilleurs.

Pour la majorité des enfants et jeunes, la mobilité ou le déplacement vers d’autres lieux, surtout à des fins économiques, est la seule alternative de survie ou d’accomplissement de leurs projets de vie, malgré les conditions très difficiles dans lesquelles ils vivent et travaillent dans les zones d’accueil ainsi que les multiples dangers et risques des déplacements auxquels ils sont exposés. Ils sont unanimes à reconnaître que, dans la situation de précarité de leur vie, de déficit de prise en charge parentale et d’absence de perspectives et de repères, la seule alternative est de partir et quoi qu’il arrive.

Du fait des raisons qui justifient les déplacements des enfants et jeunes tendant à positiver le phénomène (quête de connaissance, quête de biens matériels, quête de savoir vivre, etc.), la plupart des interlocuteurs ont révélé que la mobilité, autant que l’exode, répond toujours à un besoin : la quête d’un mieux être.

Afin que le droit des concernés soit respecté sur leurs lieux d’accueil, les acteurs impliqués ayant planché sur le sujet ont proposé des solutions. Puisque c’est une situation difficile à contrôler et à gérer, il est souhaitable d’accompagner les candidats qui optent pour le déplacement vers d’autres lieux à la recherche des lendemains meilleurs.

Au rang des solutions envisagées :

-amener les autorités, parents, associations à insister sur la nécessité de rédiger des ‘’contrats’’ entre les accompagnateurs et les enfants candidats au déplacement

-mieux suivre le déplacement des enfants à des fins d’activités économiques, car ils ne peuvent pas supporter certaines activités et les conditions de voyage qui demeurent assez pénibles

-aider les jeunes dans les villages à bien maîtriser les risques de la mobilité pour que ceux qui désirent partir aient connaissance des réalités sur les routes et des conditions de vie et de travail dans les localités d’accueil

-s’organiser en associations dans les villages et travailler à se prendre en charge

-créer des emplois à travers des activités génératrices de revenus

-décentraliser les structures administratives comme solution durable pour arrêter le départ des enfants et des jeunes oisifs vers les villes.

Texte Produit par le Bureau Exécutif du CRAPH

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