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Développement

Assainissement du secteur de l’apprentissage, 40 apprentis formés à Aného

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L’ONG Solidarité et Action pour le Développement Durable (SADD) multiplie la formation des jeunes en apprentissage sur le territoire togolais. Après Lomé où 35 de ces apprentis ont été formés sur le thème « Pour un apprentissage à visage humain, connaissons les droits et les devoirs des apprentis au Togo», c’est le tour de la ville d’Aného abriter la même formation qui a vu les participants venir de Vogan, Tabligbo, d’Afangnan, Aného et Kpémé. Pendant trois jours ces derniers ont été outillés pour s’assurer de bonnes conditions de travail dans des cadres plus humanisés. Nous vous proposons, l’extrait d’une interview que M. Kossi Oboeyaba, assistant juridique à SADD, nous a accordée.

Quel sentiment vous anime à la fin de cette formation à Aného ?

C’est un sentiment de satisfecit. Les participants ont fait preuve d’assiduité pendant ces trois jours et ont bien suivi la formation.


Pouvez-vous nous rappeler les modules qui ont été développés ?

Evidemment, plusieurs communications ont été faites au cours de cette formation. Entre autres : « les réalités des apprenties au Togo »; « les aspirations des apprentis et les perspectives de SADD » ; « l’arsenal juridique de l’apprentissage au Togo ». C’est l’ensemble des textes qui existent aujourd’hui sur l’apprentissage, comment ils évoluent, les innovations et surtout la situation actuelle en matière de d’apprentissage au Togo; « les clauses relatives aux conditions de travail de l’apprenti dans l’atelier ; le contrat d’apprentissage au Togo ». Très souvent, les parties y vont mais les gens ignorent réellement de quoi il s’agit, donc ignorance ne ferait que favoriser toutes sortes d’abus et d l’e violations; « les dispositions relatives aux examens de fin d’apprentissage ». Voilà les sous-thèmes qui ont été développés au cours de cette formation.

En français facile, dites-nous comment se présente le contrat d’apprentissage
Le contrat d’apprentissage est un contrat un peu similaire au contrat de travail. Par conséquent, certains droits qui sont reconnus au travailleur ordinaire, régis par le Code de travail, sont également reconnus à l’apprenti. L’on peut citer le droit aux congés annuels, le droit au repos hebdomadaire, le droit à une durée journalière et hebdomadaire qui sont respectivement de 8h et 40H et d’autres droits pas des moindres.

Pourquoi avez-vous jugé utile de former ces apprentis artisans ?

Les études que nous avons menées dans le domaine ont confirmé que depuis la nuit des temps, les droits des apprentis ont été violés. Et sur cette base, nous avons donc commencé depuis 2003 par mener des activités de sensibilisation, d’éducation et de formation pour corriger cette situation. Ces actions sont à la base de plusieurs résultats dont l’organisation par l’Etat de l’Examen de Fin d’Apprentissage (CFA). Par ailleurs, on note une amélioration des conditions de travail des apprentis dans certains milieux.

Le combat continue alors…
Tout à fait. Nous avons constaté qu’il y a encore des poches de résistance, des problèmes sur le terrain en ce qui concerne l’amélioration des conditions de travail des apprentis. Il est donc important qu’au même moment que nous sensibilisons et formons les patrons sur les droits et devoirs des apprentis, il faudrait que nous mettions également l’accent sur les apprentis d’aujourd’hui qui seront des artisans de demain, pour donc les éclairer sur la législation du travail, pour que dès qu’ils seront des maitres-artisans, qu’ils puissent bien se comporter, qu’ils soient respectueux vis-à-vis de la législation sur l’apprentissage dans notre pays.

Roger ADZAFO

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