Société

1er mai 2012, les travailleurs togolais n’ont pas dérogé à la tradition

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Comme de coutume, les travailleurs togolais regroupés au sein de six centrales syndicales ont célébré ce mardi, la fête internationale du travail. La manifestation a été marquée par le traditionnel défilé des travailleurs à travers les artères de la ville de Lomé jusqu’à l’esplanade des Palais de Congrès de Lomé. La remise du cahier des doléances des travailleurs au gouvernement et aux employeurs a été l’un des moments les plus marquants de cette journée. C’est le Premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo en personne qui a reçu les doléances des travailleurs en présence des membres du gouvernement, des travailleurs du secteur publique, du parapublique, des privés et des entreprises artisanales.

Pour cette année, les doléances ont été présentées par le camarade Palanga en présence de ses collègues des autres centrales syndicales notamment ceux de la CGCT, CNTT, CSTT, UGSL, UNSIT et GSA. Il a d’abord indiqué que sur la plupart des doléances exprimées par les travailleurs pour cette année, la plupart reste encore non satisfaite. Ces doléances portent sur le vote et l’application du nouveau statut général des travailleurs, la construction des maison de retraites pour les personnes âgées admis à la retraite, la réouverture dans un bref délai des entreprises publique fermées ces vingt dernières années notamment la SNI , TOGO-PHARMA, TOGOTEX, HOTEL DE LA PAIX, OPAT etc.., la mise en vigueur du code des investissements de 2011, le règlement des problèmes lier à la prise en charge en cas d’accident de travail etc.…

Il a ensuite signifié au gouvernement le vœu de voir ces doléances prises en compte car les résultats des années précédents ne sont que tentatives d’exécution.
Au nom des travailleurs, il s’est félicité de l’initiative de la mise en place de l’assurance maladie dans l’administration publique prise par le gouvernement et a souhaité l’accélération du processus de mise en place et qu’elle soit étendue au secteur privé, à l’économie informelle et au monde rural.

Dans sa réponse le ministre du Travail, de l’Emploi et de Sécurité Sociale, M. Octave Nicoué Broohm a déclaré que les réalités sociales et économiques du pays ont beaucoup évolué ces dernières années tout en faisant allusion à la nouvelle convention collective interprofessionnelle mise en vigueur depuis janvier 2012, la mise en place d’autres outils de gestion du monde du travail tels que le code du travail de 2006, le code de sécurité sociale de 2011, la loi sur l’assurance maladie de 2011, la loi sur la zone franche de 201, les lois sur les programmes AIDE et PROVONAT de 2011 ainsi que leurs textes d’application.

Il a en outre rappelé aux différents travailleurs la retenue au dialogue et à l’espérance avant de poursuivre que bien que leurs doléances passées ne soient pas encore à la hauteur des espérances, celles de cette année ne sont pas rentrées dans les oreilles du sourd et qu’il revient aux partenaires sociaux de maintenir cet élan afin que l’exclusion sociale et la pauvreté fassent place à la cohésion sociale et à la prospérité.

Auparavant, le secrétaire général de l’UNSIT en la personne de Mr. Tétévi Norbert Gbikpi-Benissan a retracé l’histoire de la célébration de la journée internationale de lutte des travailleurs, qui a été célébrée pour la première fois en 1886 sois aujourd’hui 126 ans en rappel aux victimes de la répression sanglante de Chicago qui réclamaient 8 heures de travail par jour.

Emmanuel Vitus Agbenonwossi

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