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REVUE DE PRESSE

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Les implications de la déposition de Kpatcha Gnassingbé devant la CVJR, le point de vue de l’opinion sur la remise du rapport final de la CVJR à Faure Gnassingbé, le rebondissement dans l’affaire des neuf députés de l’Assemblée nationale et la naissance d’une coalition d’ODDH et de partis politiques de l’opposition dénommée «Sauvons le Togo», sont les sujets qui ont fait la Une des journaux togolais cette semaine.

Quelques jours avant la fin du mandat de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR), Kpatcha Gnassingbé, demi-frère du président Faure Gnassingbé, emprisonné dans une affaire de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat, a fait sa déposition devant la CVJR sur les événements de 2005. L’une des questions que l’on se pose au sein de l’opinion après cette déposition, est pourquoi Kpatcha qui n’est qu’un simple civil a donné l’ordre aux Généraux et aux officiers supérieurs de l’armée de faire allégeance à son frère président.

Abordant ce sujet, «Le Combat du Peuple, n° 712 du 10 avril 2012», titre à la Une : «Autopsie des gros mensonges, théâtralisation et manipulation de l’opinion : Kpatcha, le petit Machiavel aux pieds d’argile, pirouette», et écrit : « Sur sa propre demande, Kpatcha Gnassingbé, ancien ministre et ex-Député a été auditionné par la commission Vérité, Justice et Réconciliation au sujet principalement des événements qui ont suivi en 2005 le décès du feu Président Eyadéma, notamment en ce qui concerne le rôle qu’il avait principalement joué en relation avec l’armée. Kpatcha a été aussi entendu sur le positionnement à Togo 2000 des miliciens convoyés depuis Kara pour commettre des violences à Lomé. En réalité, d’après Mgr Barrigah, Kpatcha aurait voulu s’exprimer pour apporter son démenti concernant certaines allégations qui l’accusent nommément à cause de son rôle en cette période de grandes perturbations politiques. Nous croyons comprendre que Mgr Barrigah et la CVJR ont voulu lui offrir l’occasion d’apporter des clarifications sur certaines zones d’ombre et pour édifier les Togolais. Après l’audition, il est clairement apparu que l’objectif de Kpatcha est aux antipodes de celui de la CVJR. Certes, pour se défendre, Kpatcha a le droit de présenter sa version des faits et même de mentir s’il le juge indispensable. Mais il doit au moins mentir intelligemment. C’est le moins qu’on puisse attendre de lui».

S’intéressant au même sujet, «Togoreveil, n° 60», s’intérroge : « Déclaration de Kpatcha Gnassingbé devant la CVJR sur l’accession de Faure Gnassingbé au pouvoir en février 2005 : Entre Kpatcha et Eyadéma, qui a amené l’armée à faire allégeance ? », et note : «Le témoignage de Kpatcha Gnassingbé n’a pas été celui que les Togolais attendaient et pour cause ses déclarations n’ont permis la manifestation de la vérité ni sur son soutien aux milices, ni son rôle de commanditaire des exactions reprochées aux FAT et moins encore sur les responsabilités de la destruction de l’Institut Goêthe…Quant aux exactions reprochées à l’armée, il déclare qu’il n’était pas encore ministre de la Défense et comme quoi, il n’était ni de prêt, ni de loin mêlé. Mais paradoxalement, il affirme qu’à la date du 5 février 2005, il est celui-là qui a demandé aux Généraux et aux Officier de l’armée togolaise de faire allégeance au président Faure Gnassingbé pour la succession du feu Président Eyadéma, leur père».

Après 34 mois de travaux, la CVJR, ayant pour mission de faire la lumière sur les violences électorales de 1958 à 2005, a remis son rapport de fin de mission au président de la République Togolaise, Faure Gnassingbé, la semaine dernière. Mgr Barrigah, président de cette commission, en rendant le rapport, a exprimé sa satisfaction de devoir accompli.

S’intéressant à ce sujet, «Liberté, n° 1189 du 10 avril 2012» qui titre en manchette : «De la responsabilité des violences : Faure tente de faire porter le chapeau à Abass Bonfoh», indique : «Le processus Vérité, Justice et Réconciliation fait désormais partie de l’histoire. Sa fin officielle a été scellée par la publication (partielle) du rapport. C’était le mardi 3 avril dernier, après sa remise à Faure Gnassingbé, le mandat de Mgr Barrigah et les siens. Comme il fallait s’y attendre, un programme de réparation et une batterie de recommandations ont été faites dans l’intention de régler les torts. De toute la période retenue pour ce processus (1958 à 2005), les événements les plus récents sont les violences électorales d’avril 2005, et beaucoup de Togolais auraient aimé voir ce dossier élucidé. Mais ils ont été laissés sur leur soif. Qui sont les responsables de ces violences qui auront couté la vie à un millier de compatriotes, causé la blessure à cinq mille (5000) d’entre eux et envoyé soixante mille (60 000) autres sur les chemins de l’exil ? Qui sont ceux qui ont ôtés la vie à autant de compatriotes ? Et leurs commanditaires ? C’est à cette problématique que Faure Gnassingbé a tenté subtilement de répondre ».

Suite à cette remise de ce rapport, «TogoReveil, n°60»qui titre en couverture : «Cérémonie de remise du rapport : Le président Faure prend de la hauteur et devance les recommandations de la CVJR», précise : «Comme pour montrer qu’il vit au quotidien les problèmes du pays qu’ill dirige et avant même de parcourir le rapport de la CVJR, Faure Gnassingbé a fait un diagnostic précis des maux du pays et énoncé clairement les remèdes qu’il lui faut. Des réformes institutionnelles et constitutionnelles à celles de l’Agence Nationale de Renseignement en passant par des moyens suffisants qu’il faudra mettre à la disposition de la Justice et des justiciables, rien ne sera plus laisser au hasard. Tout sera mis en œuvre pour que chacun se sente bien sur la terre de nos Aïeux».

La réponse de la Cour de Justice de la CEDEAO dans l’affaire des neuf députés de l’ANC, est diversement interprétée. Alors que L’ANC estime que la Cour a dit le droit en sa faveur, le pouvoir en place soutien que la décision de la Cour a plutôt plongé les députés du parti de Jean- Pierre Fabre.

Abordant ce sujet, «Forum de la Semaine, n°1162», titre en couverture : «Affaire des neuf députés : Retour sur la décision en omission de la cour de Justice de la CEDEAO». citant la Cour selon qui : «La Cour n’avait donc pas à aller plus au-delà de sa compétence pour se prononcer sur la demande de réintégration, qui , si elle était ordonnée, équivaudrait à l’annulation de la décision de la Cour Constitutionnelle», le confrère écrit : « Très attendu dans le camp de Jean-Pierre Fabre et de ses amis renvoyés de l’Assemblée Nationale, le dernier arrêt de la Cour de Justice de la CEDEAO statuant sur leur réintégration ou non à l’hémicycle, rendu en mars dernier, on se rappelle encure comme si c’était hier, n’a été qu’une grande déception de plus pour cette formation politique et surtout pour ses militants qui à défaut de prendre le fauteuil présidentiel à Faure Gnassingbé par la rue, auraient rêvé un seul instant conservé le fauteuil de neuf de leurs responsables qui avaient par le passé siégé à l’Assemblée Nationale togolaise comme député de l’UFC, avant de rallier le nouveau parti. Mais la Cour en a décidé autrement à travers sa décision».

S’intéressant à ce sujet, «Liberté, n° 1189 du 10 avril 2012» qui titre à la Une : «Affaire des neuf députés de l’assemblée nationale : Voici l’intégralité de la décision de la Cour de la CEDEAO», et souligne : «Le 13 mars 2012, la Cour de Justice de la CEDEAO a statué sur la requête en omission de statuer introduite par l’Alliance nationale pour le changement (ANC) afin d’obtenir la réintégration des neuf députés arbitrairement exclus de l’Assemblée nationale. La haute Cour de la CEDEAO n’a fait que confirmer son arrêt du 7 octobre 2011. La Cour note que « La réintégration des requérants à l’Assemblée nationale togolaise apparaît simplement comme une conséquence éventuelle d’une violation d’un droit de l’Homme pouvant être constatée au détriment des requérants, et non comme un chef de demande sur lequel la Cour doit statuer en tant que tel ». « A cet égard, la Cour observe que son arrêt appelé en omission de statuer a admis la violation d’un droit de l’Homme, précisément le droit des requérants a être entendus par la plénière de l’Assemblée nationale, et même ultérieurement par la Cour Constitutionnelle».

Comme au Sénégal, des ODDH, des Organisations de la Société Civile et des Partis Politiques viennent de se constituer en un collectif dénommé Collectif «Sauvons le Togo», pour entre autres, lutter contre la mal gouvernance et le sabotage économique. Ne serait-ce pas une coalition de plus?, c’est en tout cas la question que se posent les Togolais.

Abordant ce sujet, «La Dépêche, n° 617 du 11 avril 2012», titre en couverture : «Pour une alternance au Togo : Associations et Partis Politiques créent le Collectif « Sauvons le Togo», écrit : «Face à l’immobilisme, face au refus des réformes et vu l’qrrogance de ceux qui nous dirigent, des organisations de la Société civile et des Partis Politiques ont décidé de faire bouger les lignes en portant sur les fonts baptismaux le 3 avril 2012 un collectif dénommé « Sauvons le Togo »…La mission du collectif est de parvenir dans une dynamique à un changement radical de la gouvernance actuelle au Togo par la défense, la protection des droits de l’Homme, la cessation de l’instrumentalisation de la Justice,l’istauration de l’Etat dee droit, la mise en place d’une armée républicaine,etc… Nous avons vu des unions morts nées dans le pays ? Ce n’est pas une raison pour ne pas essayer. Le succès est fait de somme d’échecs. Il en va ainsi de l’existence humaine. En créant la nouvelle union, ses fondateurs mesurent la lourde responsabilité qu’ils portent sur leurs épaules».

S’intéressant au même sujet, «Courrier de la République, n° 273 du 10 avril 2012» qui titre en couverture : «ça fabrique toujours des coalitions : Sauvons le Togo, Ajavon Zeus encore ?» et note : « Le juriste Atta-Mensah Ajavon Zeus est très fertile dans la « pondaison » des associations. A cette allure, l’Avocat peut figurer dans le livre des records Guinness. Aujourd’hui, il crée telle association, demain, telle coalition et ainsi de suite. Me Ajavon Zeus n’est pas prêt de s’arrêter tant son esprit foisonne de mille et une malices pour bluffer le paauvre peuple. La grappe de copains qui se réunit pour porter sur les fonts baptismaux les associations à l’emporte-pièce, devrait en toute décence faire un sérieux examen de conscience pour analyser les résultats obtenus jusqu’alors. Avant de vouloir sauver le Togo, le peuple aimerait bien que Zeus Ajavon et compagnie se sauvent d’abord, car à leur allure, l’on se demande si ça fait sérieux ces récurrences mises en scène qu’ils concoctent pour flouer le peuple ».

Même son de cloche chez «Le Combat du Peuple, n° 712 du 10 avril 2012» qui titre à la Une : «Intelligence politique : Togo, la faillite de l’opposition : Création du collectif « Sauvons le Togo » un canular aux multiples versions».

D.M.

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