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Société

Pour protéger la nappe phréatique, le préfet Mélébou interdit les enterrements

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L’information circule dans la presse togolaise depuis quelques jours. Le Préfet du Golf M. Koffi Mélébou fait encore parler de lui. Dans une décision en date du 09 septembre 2010, ce dernier a interdit tout enterrement dans les cimetières familiaux. Raison évoquée : la contamination de la nappe phréatique. La colère de la population ne s’est pas fait attendre.

Cette disposition du préfet le plus tristement célèbre de son temps, a justifié la descente musclée des forces de l’ordre et de sécurité dans le canton d’Avedji vendredi 20 avril 2012. En effet, la collectivité Azanlété s’apprêtait à enterrer un de ses membres dans leur cimetière familial proche de la maison du colonel Lemou quand ceux-ci se sont heurtés à une résistance farouche des hommes en trahis. Cette situation a exacerbé non seulement la famille éplorée mais tout le quartier qui ne pouvait plus supporter cette énième réaction incendiaire du préfet.

Interrogés par nos confrères de TV7, le chef du quartier ainsi que le représentant de la famille Azanlété, ignorent l’existence d’une telle décision. Dans les pleurs des uns et les indignations des autres autour du cercueil de la dépouille à même le sol, on pouvait entendre que c’est le Colonel Lémou et une de ces voisines qui sont à la base de cette décision car leurs maisons étaient proches du cimetière familial. «Pour toucher la nappe d’eau il faut 60m de profondeur, nous n’avons besoin que de 2m pour enterrer nos proches. En plus, pourquoi la gendarmerie n’a pas interdit les obsèques et enterrements des autres familles et c’est nous qui sommes menacés?», s’interroge un habitant du quartier.

Les morts bénéficiant d’un dernier hommage dans les pratiques africaines, les laisser à même le sol ou les déterrer à volonté constitue un manque de respect et de sympathie à l’endroit des familles éplorées.

Le préfet Koffi Essozolim Melebou rappelons le, est réputé pour ses propos qui soulèvent la polémique. Auteur de la fameuse phrase «la répression est un facteur de la démocratie», il était le premier et seul préfet à s’inviter dans la crise universitaire à Kara en déclarant que ce ne sont pas les fils de Kara qui ont commis les casses, mais ceux venus d’ailleurs.

La Rédaction

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