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Mercredi à la Une de Le Libéral : UNIR, première radiographie d’un parti né dans le suspense

Le Président de la République, Président fondateur de l’Union pour la République (UNIR) a réussi à garder le nom du nouveau parti dans le secret le plus total. La presse d’ordinaire si bien informée n’y a vu que du feu. Même dans les rangs des collaborateurs du Chef de l’Etat réputés les plus proches, beaucoup n’étaient pas dans la confidence et visiblement ils ne faisaient pas semblant. De quoi ajouter une couche de mystère à la longue chronique d’une naissance annoncée depuis des lustres et reportée à maintes reprises

écrit, Le libéral dans sa parution n° 068 de ce jour.

Poursuivant son analyse, notre confrère de l’hebdomadaire Le Libéral, fait un décryptage du contexte socio-politique qui prévaut au moment où est née l’UNIR:

pour couronner le tout, l’assemblée constitutive des fondateurs de l’UNIR s’est tenue à huis-clos à Atakpamé. Les journalistes qui ont fait le rodéo à travers le tronçon poussiéreux et cahoteux Blitta-Atakpamé dans l’espoir d’assister à la naissance du nouveau parti sont restés sur leur faim. Pas de caméra, ni d’appareil photo dans la salle de réunion du Centre des affaires sociales d’Atakpamé où les membres fondateurs se sont donné rendez-vous. Du coup, difficile de mettre des visages sur le nouveau parti.

Tout au plus sait-on grâce au communiqué de presse qui a sanctionné la rencontre qu’ils sont au total 70 personnalités issues de toutes les couches socioprofessionnelles et représentant toutes les préfectures du Togo. La liste de ces personnalités n’est pas rendue publique à ce jour. Mais les badauds qui erraient autour du Centre des affaires sociales d’Atakpamé ont aperçu quelques personnalités très affairées, qui faisaient incessamment le va-et-vient.

Le Premier ministre Gilbert Houngbo était là, tout comme son prédécesseur à la primature, Komlan Mally. L’ancien garde des sceaux Foli-Bazy Katari était également visible dans un somptueux boubou. Gilbert Bawara, l’ancien ministre de la coopération ainsi que le Pr Christian Trimua ne sont pas passés inaperçus. Parmi les identités remarquables, on peut également citer Mme Dogbé, la directrice de cabinet du Président de la République tout comme Koffi Esaw sans qu’il soit possible de dire s’ils sont membres fondateurs ou pas. Mais la plus grande identité remarquable, la première grosse prise politique de l’UNIR semble être le vice-président du bureau provisoire, M. Georges Aidam un des anciens ténors du CAR.

Pour le reste, il s’agissait d’illustres inconnus qui ne le resteront peut-être pas trop longtemps s’ils gèrent bien leur nouveau statut de membres fondateurs de l’Union pour République.
La grande question qui se pose à présent est celle des partis politiques qui accepteront de se livrer au grand exercice de fusion-absorption qui s’annonce dans les prochaines semaines.

La CPP qui est loin d’être un parti de masse a tenu son congrès à quelques jours d’intervalle du congrès du RPT. S’agissait-il pour ce parti de réaffirmer son identité insoluble face à l’appétit ouvertement affiché de l’UNIR ou simplement de requinquer la machine pour mieux se positionner dans la perspective d’une possible OPA(offre publique d’achat). L’avenir nous le dira.

Pour ce qui est du Comité d’action pour le renouveau (CAR) qui a connu en 1994 les affres de la transhumance politique, il peut-être trop grand en taille pour être avalé en entier, mais la présence d’un des anciens ténors, Georges Aidam dans le bureau provisoire du nouveau parti indique qu’il faut peut-être s’attendre à une grande saignée dans le parti des déshérités. Après tout, nul n’aspire à être éternellement déshérité.

Il est évident que certains petits partis ont tout intérêt à aller tisser leur NID dans un grand arbre. A défaut, et Dosseh Anyron ce sont les oiseaux eux-mêmes qui peuvent quitter leur nid à tout moment, de leur plein gré. Cette réflexion vaut pour l’Alliance de Dahuku Péré, l’ADDI d’Aimé Gogué et dans une certaine mesure le PSR.
La grande question qui demeure est celle de savoir si l’UNIR peut avaler un OBUTS et rester en bonne santé.

Source : Le Libéral n° 68 du 18 avril 2012

Lire la suite de cet article et les autres publications de ce numéro en téléchargeant le document joint :

liberal_068.pdf

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